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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:00

Ce qui est bien quand on tient un blog, c'est qu'on se fait des amis, des amis qui viennent de loin pourtant, que vous n'avez jamais vus, mais qui n'hésitent pas à téléphoner en vous disant « je passe près de chez toi, tu m'offres le café ? », qui portent des noms compliqués qui vous rappellent vos cours de français et qui vous rappellent aussi que vous avez un peu oublié ce que c'est qu'une Anacoluthe (alors qu'une blogueuse qui s'appellerait oxymore, en revanche, il se trouve que par hasard je me souviens encore de ce que cela veut dire), avec qui vous parlez de vos enfants et de vos blogs, de leur naissance, de leur croissance et des projets que vous formez pour eux (vos enfants et vos blogs).

Et puis il y a des blogueurs que vous n'avez pas encore rencontrés, mais avec qui vous communiquez depuis quelques temps par commentaires interposés et par mails, et qui finissent par devenir des amis, des amis dont vous aimez avoir des nouvelles – de leurs vacances, de leur déménagement et de leur famille –, des amis qui réciproquement ont la gentillesse de s'intéresser aux menus événements de votre vie.

Parmi ceux-là, il y a Alphonsine. Alphonsine a eu récemment un geste qui m'a beaucoup touchée, une pensée pour moi au beau milieu de ses courses utilitaires dans un magasin de bricolage, où, lâchant son caddie plein de transformateurs électriques helvètes et d'appareils à fondue, elle est allée jusqu'à prendre des photos qu'elle m'a adressées ultérieurement par mail, sachant combien le sujet me tient à cœur. Admirez :

aout-2013-022.JPG

Imaginez mon émotion...

aout-2013-023.JPG

Bucolique et montagnarde, la préférée d'Alphonsine

 

Tout le charme de la blogosphère est là : de belles rencontres et... d'inoubliables découvertes !

 

 

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 09:42

Samedi, le téléphone a sonné pendant que je préparais le déjeuner, j'ai laissé mon mari prendre. Trois quarts d'heure plus tard, le voilà de retour au salon, l'air épuisé, se frottant les tempes énergiquement, et poussant un long soupir en reposant le combiné.

C'était Tante Claudine au téléphone.

Tante Claudine avait encore beaucoup à raconter, imaginez donc : elle venait d'assister à l'enterrement du parrain de son mari dont nous savions qu'il était en mauvaise santé. Mon mari ne connait pas cet homme, mais désormais nous savons tout de ses funérailles : le nombre de fleurs et de couronnes, la présence d'un ou deux conseillers municipaux, et surtout les lamentations de la veuve au moment de la mise en terre.

« Cela a été très dur pour Oncle Maurice, a rajouté Tante Claudine. Figure-toi qu'il était allé à l'hôpital rendre visite à son parrain, et qu'une heure après, ce dernier était mort. »

Oncle Maurice et Tante Claudine, qui étaient voisins du défunt, ne lui rendaient visite qu'exceptionnellement, mais Tante Claudine a tout de même conclu, avec peut-être une légère pointe d'égocentrisme :

« C'est à se demander s'il n'attendait pas la visite d'Oncle Maurice pour partir... »

Mon mari a demandé des nouvelles de Marc : vous vous souvenez que le pauvre a été amputé d'un bras ; depuis il suit un programme de rééducation non loin du domicile d'Oncle Maurice et Tante Claudine.

« Marc, eh bien nous l'avons reçu à déjeuner à la maison. »

Il faut savoir que Tante Claudine et Oncle Maurice n'ont jamais reçu personne. Ni la sœur d'Oncle Maurice, qui habite à deux pas, célibataire, isolée et souffrant de dépression, ni le parrain défunt d'Oncle Maurice, ni même, lorsqu'ils étaient encore de ce monde, les parents de Tante Claudine, eux aussi voisins immédiats – peut-être pour un café le premier janvier, mais c'est tout, et encore, pas tous les ans.

Je n'ose imaginer ce qui a valu à Marc le privilège d'être introduit dans la demeure d'Oncle Maurice... Ce n'est tout de même pas parce qu'il lui manque un bras ?

 

 

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 08:47

Vous vous en souvenez, j'ai eu la chance dernièrement de participer à un dîner de blogueurs chez Ginger qui nous a ouvert les portes de son appartement que j'ai découvert alors pour la toute première fois.

Ginger, vous la connaissez comme moi : c'est une jeune fille blonde (physiquement), aux doigts verts, passionnée d'histoire et d'Audrey Pulvar, qui porte un chapeau, se pose des questions existentielles et surtout nous fait tous bien rire, ce qui n'a pas de prix, surtout par les temps qui courent où les blogs sont peut-être le dernier rempart contre la société de consommation et la dernière chose qui nous reste après avoir réglé nos impôts.

Bref, Ginger, c'est une fille qui a un cœur gros comme un écran 17 pouces et qui nous met le sourire aux lèvres dès le matin quand elle publie ses articles à 7h30 précises (parce qu'en plus elle est ponctuelle).

Tout cela est très sympathique, mais, dans les faits, cela ne nous avance guère. Qui est vraiment Ginger ? Dort-elle avec son chapeau ? Est-elle plutôt blonde platine ou blonde cendrée ? Juilletiste ou aoûtienne ? Se montre-t-elle drôle dans toutes les circonstances de sa vie ou seulement à 99 % ? Travaille-t-elle dans un cirque ou sur un open space ?

Le mystère reste entier. C'est pourquoi je me permets aujourd'hui de lever un peu le voile sur une partie de l'univers de Ginger, à savoir les quelques dizaines de mètres carrés qui constituent son logement et que, avec son aimable autorisation, je vous emmène visiter avec moi.

Ginger occupe un appartement fort bien situé à deux pas d'un monoprix (vous le savez déjà), dans un immeuble parfaitement équipé en boîtes aux lettres, ascenseur et digicode. Pas de paillasson à l'entrée, ce qui nous renseigne déjà sur un point : Ginger a toujours la semelle propre, ou bien sinon elle s'essuie sur celui des voisins.

L'appartement de Ginger est coquet et l'on s'y sent bien, d'autant qu'il est peuplé de tout un tas de blogueurs (en tout cas la seule fois que j'y suis entrée), et que la présence d'autres blogueurs, malheureusement absents ce soir-là, était toutefois rappelée dans la décoration.

 

IMG 4638

Les oiseaux en tissu, un cadeau d'Alphonsine

 

On en apprend beaucoup sur les gens en pénétrant chez eux. C'est ainsi que je peux vous affirmer que Ginger a toujours bien chaud au cou, qu'elle collectionne les bougies chauffe-plat et qu'elle se passionne pour les coquillages et crustacés.

 

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Cela fait longtemps que Ginger n'a pas joué au ping-pong

 

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La collection d'écharpes de Ginger

 

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Un souffle d'air marin dans la salle de bain de Ginger

 

Enfin, je terminerais par cette photo qui synthétise, en quelques pixels, l'essentiel de la personnalité de Ginger, working girl sportive, connectée, aimant la nature et les tapis de sol.

 

IMG 4640-copie-1

Ginger, une femme accomplie

 

Vous savez tout, désormais, ou presque, sur Ginger, tout, sauf, bien-sûr, et comme moi d'ailleurs, le sujet de son prochain billet.... Rendez-vous un de ces quatre matins à 7h30, j'espère !

 

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:00

Si vous avez très bonne mémoire, vous vous souvenez peut-être de Tante Claudine, une parente du côté de mon mari, résidant à Clermont-Ferrand, et de son goût prononcé pour les maladies, les décès et les enterrements.

Cela fait un long moment que je ne vous ai pas parlé de Tante Claudine, et pour cause puisque nous en avons eu assez peu de nouvelles ces derniers mois. La seule nouvelle que nous avions apprise concernait la marraine de Tante Claudine, en l'occurrence une grande-cousine éloignée, prénommée Juliette, et qui, au mois de janvier dernier, a quitté l'Alsace où elle vivait depuis cinquante ans pour s'installer à Montluçon dans le but de se rapprocher de ses enfants. Juliette, que mon mari connaît bien depuis qu'il est tout petit, et que nous avons régulièrement au téléphone, est d'une grande gentillesse, et malgré ses revenus modestes, elle a toujours gâté très généreusement nos enfants.

En dépit de la proximité géographique et les invitations répétées de sa marraine, un peu déboussolée suite à son déménagement, Tante Claudine et Oncle Maurice n'ont pas encore trouvé le temps de parcourir les cent kilomètres à peine qui les séparent de Juliette. « Nous avons été très occupés depuis dix mois... surtout avec les dix jours que nous avons passés à Paris en avril pour nous occuper de notre petit-fils ». Tante Claudine a une explication pour tout.

Il y a quelques jours, Tante Claudine a téléphoné. Poliment, elle a demandé à mon mari de nos nouvelles et des nouvelles de la rentrée des enfants avant de l'interrompre un peu brusquement. « Tu me raconteras une autre fois, a-t-elle expliqué, pleine de tact, j'ai beaucoup à t'apprendre ».

Trois quarts d'heure plus tard, mon mari, en effet, avait déjà appris force détails au sujet de deux tristes nouvelles : l'hospitalisation de la sœur d'Oncle Maurice pour dépression nerveuse et le décès soudain du parrain de la sœur de Tante Claudine.

« Et Juliette, comment va-t-elle ? » lui demande mon mari pour réorienter la conversation.

« Oh, mais justement, je voulais te raconter : nous l'avons vue dimanche à Montluçon ! »

Enfin, Juliette a eu la visite qu'elle attendait depuis des mois. Mon mari, curieux de savoir ce qui a poussé Tante Claudine et son mari à faire l'effort de se déplacer chez leur parente, n'a pas le temps de répondre que Tante Claudine continue, accélérant son débit de parole, comme si elle craignait de n'avoir pas le temps de tout dire :

« Tu te souviens que Marc, le fils de Juliette, était à l'hôpital de Montluçon suite au grave accident de la route où il a failli perdre la vie ? »

Mon mari n'avait pas oublié, nous avions appris la nouvelle quelques jours auparavant par Juliette elle-même.

« Eh bien c'est très dur, tu sais. Il a dû être amputé du bras droit. Alors bien-sûr, nous sommes allés le voir à l'hôpital. »

Tout s'explique. Une amputation, voilà ce qui ne peut laisser indifférente la très sensible Tante Claudine.

« Et puis Juliette a tellement insisté que nous avons déjeuné chez elle. »

Avant de raccrocher, mon mari a appris par le menu tout le programme de rééducation que subira Marc au cours des prochains mois, mais nous ne savons pas trop comment Juliette réagit à ces derniers événements dramatiques.

Quant à Tante Claudine, rassurez-vous, son moral reste bon, d'autant que la Toussaint n'a jamais été si proche !

 

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Et si vous tenez vraiment à une image d'amputation, faites la recherche vous-mêmes...

 

 

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:00

Nous étions une douzaine, c'était l'année de nos vingt ans, (vingt et un pour les plus âgés), nous faisions partie d'une même association étudiante. Nous nous sommes dispersés, plus ou moins perdus de vue, et dix ans ont passé.

Il y a quelques semaines j'ai reçu un mail me conviant aux retrouvailles des anciens de l'association à l'occasion de son dixième anniversaire.

Je n'ai pas été en mesure de m'y rendre, mais j'ai reçu récemment dans un mail les photos de la rencontre, et j'ai lancé le diaporama, curieuse de revoir les visages de ces personnalités dont j'avais été très proche l'espace de quelques mois.

Parmi les participants à la réunion, il y avait Paul. Je ne l'ai même pas reconnu. J'en gardais le souvenir d'un post-adolescent maigrichon et réservé, les cheveux longs noués en queue de cheval, vêtu d'un T-shirt informe. Sur les photos, j'ai découvert avec plaisir un trentenaire souriant, à la stature normale, aux cheveux courts et à l'air épanoui.

Et puis il y avait Fabrice et Véronique, son épouse – que je connais depuis dix ans aussi puisqu'elle faisait partie du même groupe d'amis –, accompagnés de leurs deux petites filles. Véronique posait, souriante, le regard décidé derrière ses petites lunettes carrées, visiblement très satisfaite de sa situation personnelle. Un peu en retrait, Fabrice au contraire m'a eu l'air d'avoir pris, non pas dix, mais vingt ans : le visage émacié, l'air renfermé, presque triste, sans aucun trait du caractère un peu enjoué que je lui connaissais, le tout renforcé par le grisonnement prononcé de ses cheveux, comme si l'épanouissement de l'une s'était manifesté au détriment de l'autre...

Il y avait aussi Mathieu, le crâne un peu dégarni, mais plein d'assurance, arborant un sourire satisfait et des lunettes de soleil – malgré le temps gris – , les mains dans les poches, présent physiquement, mais paraissant ailleurs, comme absorbé dans une contemplation infinie... de lui-même ?

J'ai bien reconnu Thomas, qui a peu changé, mais il faut dire que Thomas a toujours fait un peu vieux, d'ailleurs à l'époque ne l'appelions-nous pas déjà « Papi » ?

Il y avait aussi Nicolas et Séverine, l'éternel jeune couple rentrant à peine de deux années passées dans l'humanitaire à l'étranger, mais, dans leur cas, j'ai été surprise de prime abord non par leur évolution mais plutôt par le fait qu'ils n'avaient pas changé du tout. A y regarder de plus près, Séverine, elle, accuse la décennie passée, son visage s'est un peu élargi, un peu alourdi. Mais Nicolas, lui, semble sorti directement de mes vieilles photos d'étudiante, avec son polo gris et un pull qu'il aurait tout à fait pu porter alors, sa façon de ne pas se tenir très droit et son sourire un peu indéterminé... Il pourrait se confondre avec les étudiants de dix ans nos cadets sans que personne ne se rende compte qu'il les a largement dépassés en âge.

Et puis il y avait Antoine, bien reconnaissable malgré son bouc et ses dix kilos de plus ; Céline, qui m'a parue fatiguée, accompagné de Victor, dont le visage s'est arrondi, avec leurs deux enfants qui s'amusaient en compagnie de ceux de Fabrice et Véronique, représentant à eux quatre la jeune génération dont nous faisions encore partie il y a dix ans.

Fin du diaporama.

Je n'avais pas bien réalisé. A trente ans, on se sent toujours aussi jeune et en possession de ses moyens. Les changements physiques, plus ou moins marqués, sont rendus imperceptibles par la fréquentation quotidienne de notre miroir, et une décennie s'ajoute, si vite passée, sans paraître laisser de trace.

Et pourtant... à découvrir cette série de photos, j'ai réalisé combien, oui, dix ans avaient passé. Mais ce qui m'a le plus frappée, au delà de l'embonpoint des uns ou des cheveux grisonnants des autres, c'est combien les expressions, les regards, les sourires ont pu se transformer, témoignant de l'évolution intérieure que nous avons traversée au cours de ces dix dernières années.

La prochaine décennie nous fera vieillir physiquement... mais la précédente a fait, pour le meilleur ou pour le pire, des jeunes gens que nous étions, les adultes que nous serons probablement désormais tout le reste de notre vie.

 

place-des-grands-hommes.jpg

Rendez-vous dans dix ans ?

 


 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:00

Samedi dernier, j'ai eu la chance et le plaisir de participer à une rencontre de blogueurs, et pas n'importe quels blogueurs, puisqu'il s'agissait de Ginger, qui nous a généreusement ouvert les portes de son appartement, du Petit Bonheur, de Stiop, de Gustave et de la Belette. Il y avait aussi, preuve de la grande ouverture d'esprit des blogueurs, quelques non-blogueurs (et, n'en doutons pas, futurs blogueurs – je vais y revenir) liés par les liens du mariage (ou d'un futur mariage) à certains parmi les blogueurs présents, ainsi qu'une commentatrice fidèle répondant au doux nom de « Jeanne qui connait Stiop, la Belette et Ginger ».

La soirée était très attendue, avec l'impatience croissante de connaître le prénom qui se cache sous le pseudonyme, le visage dont on ne connait que la queue de cheval ; elle a été très réussie, imprégnée du sentiment, déjà ressenti auparavant, de rencontrer non des inconnus mais des amis de longue date...

La conversation a volé très haut – cela n'a rien d'étonnant, Ginger logeant au cinquième étage – et, moins surprenant encore, elle a tourné longuement sur les blogs, alimentée par les réflexions de chacun (et par les victuailles de tous). En voici, dans le désordre, un petit échantillon :

Les blogueurs et leurs conjoints

Nous avons trouvé parmi les blogueurs présents une grande disparité de situation, entre le blogueur au conjoint bienveillant mais peu régulier, le blogueur au conjoint relecteur-conseiller-critique assidu, le blogueur cultivant son jardin secret, et enfin le blogueur au conjoint absent (blogueur célibataire, conjoint analphabète, les raisons ne manquent pas).

Une constante tout de même, déjà évoquée ici : parmi tous ces profils différents, le conjoint du blogueur ne laisse jamais, jamais de commentaire (ou extrêmement rarement).

Les blogueurs et leurs enfants

Bizarrement, les blogueurs ne souhaitent pas tellement voir leur blog lu par leurs propres enfants, soit qu'ils n'en aient pas, soit qu'ils craignent que leurs enfants n'y apprennent que la petite souris n'existe pas, soit qu'ils redoutent que leurs rejetons ne révèlent l'existence du blog maternel ou paternel à leurs camarades de classe (par exemple, au fils de Xavier).

Les blogueurs et les futurs blogueurs

Pour un blogueur, l'humanité semblerait se partager en deux catégories : les blogueurs et les futurs blogueurs. Nous nous sommes lamentés à plusieurs reprises à l'écoute d'anecdotes croustillantes qui auraient fait des billets fabuleux que leurs auteurs, par négligence ou fausse modestie, se refusent à livrer à leurs contemporains. Je pense notamment aux anecdotes de Jeanne (et de sa sœur jumelle), aux amis bizarres de Gustave et de sa fiancée, et à la chef de Gustave qui mériterait à elle seule un blog tout entier (bon courage, Gustave!). Je ne peux que réitérer l'appel pressant qui leur a été lancé au cours de la soirée : jetez-vous à l'eau, ouvrez un blog (ou un deuxième blog) !

Les blogueurs et la culpabilité

Les blogueurs sont unanimes : bloguer doit rester un plaisir, une détente, et certainement pas une contrainte supplémentaire dans leurs vies bien remplies. Pourtant, beaucoup reconnaissent concevoir malgré eux des remords lorsque le temps ou l'inspiration leur faisant défaut, ils délaissent leur blog quelques jours, voire quelques semaines...

Les blogueurs et le malheur

Le blogueur possède un net avantage sur les non-blogueurs, à savoir que quelle que soit l'étendue de sa détresse (trajet mal accompagné, anniversaire d'enfants, artiste en butte aux critiquesdifférend ménager...), il a un sujet de satisfaction intense dans la perspective du billet qu'il pourra bientôt en tirer.

 

Rassurez-vous, nous autres blogueurs sommes aussi gens ouverts – je me répète – et nous avons abordé bien d'autres sujets, comme la sociologie des lignes de métro parisien, le montage de meubles ikea, le réchauffement climatique, la différence entre raid pâtissier et tournée pâtissière (la nuance est de taille), et la violence éducative (cherchez l'intrus).

Ce fut donc une excellente soirée, de celles qui font attendre impatiemment la prochaine, et qui, de plus, me donne l'occasion de renouer avec ce blog un peu délaissé ces deux dernières semaines (ce qui, vous l'aurez compris maintenant, commençait sérieusement à me ronger de remords).

Un immense regret toutefois, avec une pensée émue pour ce grand absent que, pour beaucoup d'entre vous, vous connaissez par blog interposé et qui nous a tant manqué samedi : le ficus de Ginger qui suit actuellement une petite cure de remise en forme chez la maman de Ginger.

 

 

plante grasse

En guise de consolation :
la plante grasse de Ginger

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 07:00

Il y a toujours plusieurs raisons de regretter d'avoir accepté un peu vite une invitation à dîner :

  • dans certains cas, vous pouvez craindre, à juste titre, de vous ennuyer mortellement (ne comptez pas sur moi pour passer une nouvelle soirée avec les Désert), ou, pire, de n'avoir rien à vous mettre sous la dent.

  • souvent, au moment-même où vous confirmez définitivement votre venue, votre mémoire vous rappelle soudain combien vous allez souffrir le lendemain matin, en vous levant aux aurores en même temps que vos enfants après de trop courtes heures de sommeil, la tête lourde, la langue pâteuse, le teint cireux, avec la désagréable impression, éventuellement, d'avoir un peu abusé de la tireuse à bière.
  • au moment de vous préparer, quand vous serez en proie à de douloureuses hésitations sur le style vestimentaire à adopter (chic ? décontracté ? chic décontracté ?), vous vous rendrez compte que vous n'avez rien à vous mettre, à moins de porter la même tenue que la fois précédente, ce qui constitue, bien-sûr, un impair à ne jamais commettre.

Samedi soir, nous étions reçus pour la soirée, et, quoique ne craignant pas trop de m'ennuyer (puisque Xavier et son épouse faisaient aussi partie de la liste des invités), et tâchant de ne pas penser au réveil douloureux du lendemain matin, je me trouvais fort embarrassée face à mon armoire devant laquelle je tentais difficilement de trouver la tenue adaptée à l'événement.

Dans cette incertitude pénible, une chose me réconfortait heureusement : j'avais déjà choisi mes chaussures – une paire toute neuve d'escarpins à talons hauts un peu pointus.

J'ai fini par enfiler une robe et, l'heure avançant, nous sommes partis, avons déposé les enfants chez leurs grands-parents chez qui j'ai fait attention à me déchausser, me souvenant de la controverse familiale sur le risque de poinçonnement du parquet par des talons trop fins, et nous sommes arrivés, à peine un peu en retard, chez Marie-Anne et Stéphane, nos hôtes.

La soirée a très bien commencé. Xavier, en plein ré-emménagement dans sa maison incendiée à nouveau habitable, me dressait, l'air sombre évidemment, la liste des travaux restant à effectuer, tandis que je sirotais un verre de Pouilly en observant distraitement les trente ou quarante autres invités présents, debout comme nous un verre à la main.

Jusqu'à ce que j'avise Marie-Anne, plantée à deux ou trois mètres de moi, regardant fixement en direction de mes jambes. Aurais-je eu la prétention de croire qu'elle en admirait la plastique, son air soucieux m'aurait aussitôt détrompée. Marie-Anne ne détournait pas le regard de mes pieds.

Xavier, qui ne s'est pas rendu compte de mon trouble, continuait à évoquer alors la pose d'un nouveau placard au premier étage. Je fixais désespérément le fond de mon verre, car j'avais déjà compris : Marie-Anne craignait que mes talons pointus ne causent des dégâts irréparables à son parquet ancien.

Je la vis d'ailleurs se rapprocher de mon mari, qui bavardait un peu plus loin, et lui adresser quelques mots, pointant un doigt accusateur dans ma direction.

J'étais déjà devenue plus rouge que le Côte du Rhône de Xavier. Marie-Anne était en train de demander à mon mari si je pouvais me déchausser, m'obligeant à passer le reste de la soirée pieds nus, ou peut-être dans de vieilles pantoufles (trouées, sans doute) qu'elle m'aurait passées pour l'occasion. Jamais je n'avais vécu un tel cauchemar ni une telle humiliation (si ce n'est le jour où j'avais perdu une sandale en plastique dans la vase d'un lac de montagne et où j'avais dû rentrer à pied avec une seule chaussure).

Marie-Anne et mon mari s'approchent de nous. Mes doigts se crispent sur le pied du verre pour dissimuler le tremblement dont ils sont pris soudainement.

- J'aurais un service à te demander...

Je dois rêver, c'est à Xavier que Marie-Anne semble s'adresser.

- Peux-tu nous aider à déplacer la table basse ?

Je me retourne et avise juste derrière mes talons le lourd meuble bas qui encombre le salon et que Xavier, avec l'aide de mon mari, guidé par Marie-Anne, entreprend aussitôt de transporter dans le garage.

Restée seule avec mon verre de vin, je fixe machinalement mes pieds, puis, relevant fièrement la tête, j'avise un groupe d'invités à l'autre bout du salon. Je les rejoins d'un pas ferme et assuré, mais un peu sur la pointe des pieds tout de même...

On ne sait jamais.

talons.JPG

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 07:00

Vous avez été nombreux à me demander des nouvelles de Xavier, et je ne saurais rester sourde à vos appels pressants... d'autant que j'ai eu la chance de discuter avec lui depuis la rentrée scolaire.

Vous vous souvenez certainement de Xavier, de son air éternellement tracassé, de sa propension à se sentir chaque jour « comme un lundi », de ses contrariétés à l'approche des dernières fêtes de Noël, et surtout de l'incendie qui a ravagé sa maison en début d'année.

Au fur et à mesure que les semaines ont passé depuis le mois de janvier, j'ai trouvé à Xavier, que je croise régulièrement à l'école où deux de nos enfants fréquentent la même classe, l'air de plus en plus sombre, les traits de plus en plus tirés, la silhouette de plus en plus voûtée par les soucis et les retards dans les travaux de restauration de sa maison incendiée.

Il y a quelques jours, début septembre, je rencontre Xavier au parc où il surveille ses deux enfants après l'école.

Il fait beau, le week-end approche, je me souviens que Xavier et sa famille avaient le projet d'emménager dans leur maison peu après l'été, à une date qui me semble devoir approcher. Je risque un :

- Comment vas-tu, Xavier ?

Je n'aurais pas dû : Xavier a l'air exténué et totalement démoralisé. J'imagine que les travaux ont pris du retard et que, à l'heure actuelle, il désespère de pouvoir retourner chez lui avant la fin de l'année. En effet je l'entends soupirer :

- C'est-à-dire que nous ne sommes toujours pas chez nous...

- Ah bon, et il y en a pour combien de temps ?

- Deux semaines.

En fait, tout va bien, mais paradoxalement Xavier semble se sentir de plus en plus mal à mesure que l'heureux dénouement approche. Je prévois une crise d'angoisse le jour de l'emménagement. Mais Xavier continue.

- Au fait, tu es au courant pour le deuxième ?

J'acquiesce : je savais déjà qu'un second incendie avait débuté dans le logement provisoire que Xavier occupe avec sa famille depuis l'incendie de sa maison.

- On n'en a jamais parlé à mon père. Déjà qu'il n'a plus dit un mot pendant deux mois, quand il a appris pour le premier...

Xavier m'a expliqué les raisons de ce mutisme. Si je vous dis que le père de Xavier, à l'âge de dix-huit ans, a perdu ses propres parents dans l'incendie qui ravagea leur maison, vous ne me croiriez pas.

Et pourtant... c'est vrai.


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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 07:00

Voilà, la rentrée est derrière nous, les vacances presque oubliées ainsi que le beau temps, les bronzages s'effacent et les jours raccourcissent... mais quelle joie pour chacun de nous de retrouver ceux et celles qui peuplent notre vie quotidienne et que nous avions, il faut bien le dire, un peu oubliés pendant l'été. Voici quelques nouvelles essentielles du côté de chez Albane...

 

  • Vous vous souvenez peut-être de mon boulanger, celui qui me disait toujours « bon courage » quand je venais chercher du pain. Une nouvelle ère s'est ouverte pour mes relations avec les commerçants du quartier : la boulangerie en question a changé de propriétaire et, avec lui, de décor, de devanture, de nom, de disposition intérieure et de personnel. Sauf que le nouveau boulanger, aussi grand et mince que le précédent était petit et rond, m'a souhaité, lui aussi, le plus naturellement du monde : « bon courage ! » C'est une nouvelle formule de politesse, ou bien j'ai vraiment l'air d'avoir besoin d'encouragements ?

 

  • Emmanuelle a perdu du poids ! Vous ne connaissez pas Emmanuelle, je la connais à peine, mais lorsque je l'ai vue il y a quelques jours descendre du métro chargée de petits sacs de boutiques de vêtements, elle m'a expliqué qu'elle venait de faire les magasins. « Parce que, a-t-elle rajouté sur le ton de la confidence avec une fierté à peine dissimulée, tu vois... j'ai perdu quelques kilos. » Visiblement c'était important pour elle que je le sache, alors j'ai pensé qu'elle serait heureuse que vous le sachiez aussi. C'est chose faite.

 

  • Ma voisine hypocondriaque se porte pour le mieux (à part de fortes migraines). Elle vient d'inscrire son fils de six ans à la piscine le mercredi matin à 9 heures. Tous les mercredis matin, elle le réveillera à 6 heures pour lui faire prendre son petit déjeuner, ensuite ils se recoucheront un moment avant de se lever à nouveau pour le cours de natation, afin de laisser passer les trois heures recommandées (par on ne sait pas qui, ni pourquoi, d'ailleurs) entre son petit déjeuner et sa baignade. Quand je pense que cet été mes enfants ont pris des bains de mer juste après leur goûter, j'en ai des sueurs froides rétrospectives.

 

  • Avec la rentrée, de nouveaux voisins se sont installés dans notre immeuble. Et qui dit nouveaux voisins dit nouveau paillasson... Je vous laisse admirer :

 

paillasson-chat.jpg

 

 

Et vous, cette rentrée ?

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:00

Un mardi après-midi du mois d'août, ou peut-être un vendredi du mois de juillet – qu'importe – mais quelques jours en tout cas après le petit lapin gris, dans un autre jardin champêtre, à l'ombre de grands arbres centenaires, les enfants s'amusent jusqu'à ce que l'un d'eux remarque, dissimulés dans les taillis, les petits points rouges que forment, sur la verdure des fourrés, des fraises des bois écarlates.

La cueillette s'improvise, et les baies rouge vif s'accumulent dans le petit sac en plastique de fortune que j'ai trouvé au fond de mes affaires. Aucune ne sera oubliée, ni les plus discrètes cachées sous les feuilles, ni même les plus lointaines inaccessibles depuis le chemin, ni encore les plus petites et sans doute les plus savoureuses ; et en soupesant le fruit de notre récolte, nous pensons avec bonheur au délicieux dessert qu'elle formera, en louant d'une même voix

 Dame Nature la généreuse.

 

De retour à la maison, je renverse le butin dans une passoire où je rince délicatement les fruits cramoisis. Par hasard j'avais préparé des panacottas bien fraîches pour le dîner, et, les baies sauvages lavées et égouttées, je les dispose sur les coupes à dessert, non sans pouvoir m'empêcher d'en goûter une au passage.

Elle n'a quasiment aucun goût.

J'en goûte une seconde. Une troisième. Elles n'ont aucun arôme, rien du parfum doux, sucré et savoureux auquel je m'attendais. Assurément, malgré leur grande ressemblance, il ne s'agit pas de fraises des bois.

Je n'ai d'autre choix que de servir avec nos panacottas un peu de confiture de fraise et à jeter à regrets les baies insipides, cueillies alors que nous ignorions encore quel tour pendable nous réservait

 Dame Nature la farceuse.

 

Je pâlis tout à coup. Et si ces clones de fraises des bois étaient toxiques ?

D'un pas hâtif et le cœur battant, je laisse là ma cuiller de confiture et les enfants encore tout étonnés, et je m'en vais consulter mon ami wikipedia qui, m'informant aussitôt, un peu pédant, de ma méprise entre le Fragaria vesca et le Duchesnea indica, autrement dit entre le fraisier des bois et son indigne imitateur, le fraisier des Indes, me rassure sur le fait que les fruits du second, aussi dépourvus de parfum soient-ils, ne présentent aucun risque pour la santé.

Et c'est un soupir de soulagement que je pousse en me réjouissant de ne pas m'être frottée, dans cette mésaventure, aux sournoises attaques de

Dame Nature la vénéneuse.

 

 IMG_4072-copie-1.JPG

Elles avaient pourtant l'air bonnes...

 

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  • : La trentaine, mariée, des enfants, une vie tout à fait banale en somme. Sauf que, aussi banale soit elle, la vie nous réserve toujours de pittoresques surprises. Une conversation, une gaffe, une confidence, une rencontre, une anecdote... ce sont ces faits saillants de la vie de tous les jours que je me décide à mettre par écrit.
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