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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 07:00

Quatre saisons et, un an après, les mêmes feuilles un peu jaunissantes sur les arbres, le même soleil au ciel, la même herbe verte au sol. La même nappe sur la table, le tic-tac de l'horloge, les mêmes oiseaux dans les ramures.

Rien n'a changé, ou si peu : quelques feuilles toutes neuves à la plante grimpante, les bougies un peu raccourcies dans le chandelier, les mêmes reflets dans les miroirs – peut-être, pour certains, une ride un peu plus marquée, mais à peine.

Un an, trois cent soixante cinq jours – un clin d’œil, un battement d'aile dans la course du temps.

Un battement d'aile dans la course du temps, et une petite personne plantée sur ses deux jambes que l'on croirait avoir toujours connue. 

 

IMG_4537.JPG

La vie en rose, en marche...

 

 

 

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:00

Un lundi matin du mois de juillet (ou peut-être était-ce un jeudi du mois d'août – mais qu'importe).

Un jardin public en pleine ville, un soleil qui chauffe déjà fort malgré l'heure matinale, peu de monde à part mes quatre enfants qui s'amusent sous ma surveillance.

10h37 : depuis le banc où je suis assise, deux policiers municipaux traversent mon champ de vision en parcourant l'allée principale du parc.

10h41 : « Maman, tu as vu, l'un des deux policiers portait un petit lapin dans ses mains. » Par habitude j'accorde une attention légère à ces propos, ayant déjà entendu parler auparavant d'un squelette enterré sous le toboggan, d'un voleur caché dans un arbre et d'un crocodile tapi dans les égouts.

10h43 : retour des deux policiers municipaux. Au temps pour moi : l'un d'eux porte effectivement un petit lapin gris dans les bras.

« Vous avez un jardin, Madame ? Vous ne voudriez pas adopter ce lapin ? »

Je n'ai pas de jardin et guère l'envie d'adopter un quelconque léporidé à quelques jours de mon départ en vacances, n'en déplaise à mes enfants qui accourent assister à la conversation.

« On l'a trouvé dans la rue, on voulait le laisser dans le jardin, mais il nous suit. »

« Cela doit être un lapin domestique, ajoute l'autre policier. Si on le laisse, il va se faire dévorer par un rat ou écraser par une voiture. »

« Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir en faire alors ? »

10h48 : Les tergiversations policières se poursuivent quand soudain bondit une dizaine de puces sur le bras de l'agent en train de caresser la fourrure du lapin.

« Bon sang ! » s'exclame le policier en lâchant l'animal à terre.

10h52 : La décision est prise. Il faut sauver le petit lapin gris.

« J'appelle le PC. »

Le policier dégaine son talkie-walkie qui grésille en s'allumant.

« Allô PC, vous me recevez ? »

« 5 sur 5 Brigadier, je vous écoute ».

« On a un gros problème. Un petit lapin gris. »

« Un petit lapin gris ? »

« Ouais, on voulait le relâcher mais c'est un lapin domestique, il va se faire dévorer. Et puis il est plein de puces. »

« Je vois. Il faut sauver le petit lapin gris. J'en parle au chef, je vous rappelle. »

10h54 : Après quelques instants, le talkie-walkie grésille à nouveau.

« Brigadier, ici le PC. Bon, le chef a décidé, vous allez conduire le lapin chez un vétérinaire. »

« OK, mais on fait comment, il est plein de puces ? »

10h56 : Décision est prise d'aller demander un carton vide dans l'un des immeubles de bureaux d'à côté. Pendant ce temps le petit lapin gris et ses puces prennent du bon temps sur la pelouse.

11h03 : Retour de l'agent de police muni d'un carton et de son couvercle.

« Je leur ai dit : il faut sauver le petit lapin gris. Ils m'ont trouvé une boîte vide. »

11h04 : Au mépris du danger, l'un des agents s'empare courageusement du lapin qui se laisse enfermer dans la boîte en carton.

« Est-ce qu'il va mourir ? » me demande l'un des enfants.

11h06 : Les deux policiers sortent du jardin public, portant leur précieux chargement, les talkies-walkies rangés à leur ceinture, le pas lent et la démarche grave.

On a sauvé le petit lapin gris.

 

lapin-gris.jpg

 

 

 

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 07:00

Les vacances scolaires sont sur le point de se terminer et la rentrée occupe tous les esprits : il est grand temps pour moi de vous faire part de mes conclusions personnelles sur la période estivale, et, comme j'aime les matchs, particulièrement l'été – c'est sans doute mon passé de spectatrice assidue d'Intervilles qui resurgit en cette période de l'année – , je vous propose de compter les points entre les deux régions qui ont formé le cadre de mes séjours de villégiature (sans la vachette, hélas, mais avec un crapaud et beaucoup de chèvres) :

 

Bretagne VS Montagne


  • Pour commencer par le commencement, notons que le trajet pour la Bretagne est ponctué d'embouteillages aux péages d'autoroute engorgés par l'affluence de véhicules, remorques et caravanes. Au contraire, les autoroutes menant en montagne sont d'une parfaite fluidité (ou presque), l'idée bizarre de passer des vacances d'été en altitude ne germant que dans une minorité de cerveaux. Avantage : Montagne.

Bretagne : 0
Montagne : 1

  •  

  • Kouign Amann, gâteau breton, crêpes au nutella VS saucissons secs, fromages fermiers, tartes au myrtilles : deux régimes du meilleur aloi pour écarter définitivement tout risque de flotter dans son maillot de bain. Égalité.

Bretagne : 1
Montagne : 2

  •  

  • En montagne, il peut faire très beau et très chaud, mais il peut aussi pleuvoir toute la journée à grosses gouttes et sans interruption. De plus, au bout de deux jours de pluie, la température descend en dessous de 12 degrés. En Bretagne, on a rarement de journée pluvieuse sans un rayon de soleil, et peu de journées ensoleillées sans une légère averse, quant à la température, elle varie peu autour des 20 degrés. Égalité.

Bretagne : 2
Montagne : 3


  • En Bretagne, vous offrez votre tournée de langoustines lorsque la température de l'eau dépasse 19 degrés. En montagne, vous frissonnez lorsque la température du lac descend au-dessous de 22 degrés. Avantage : montagne. (Je sais, je suis un peu de mauvaise foi, il y a des lacs de montagnes dont l'eau est glaciale... mais pas tous!)

Bretagne : 2
Montagne : 4


  • En Bretagne, et plus généralement en bord de mer, personne ne vous regardera de travers si vous vous en tenez à un emploi du temps du type : grasse-matinée / plage / barbecue ou crêperie. En montagne en revanche, si, en l'espace de 24 heures, vous n'avez pas effectué au moins 600 mètres de dénivelé, un saut en parapente et une descente en VTT pour terminer par quelques longueurs dans un lac ou une piscine, vous serez pris pour un dangereux psychopathe aux mœurs douteuses. Dans le cas où vous souhaiteriez surtout profiter du paysage, de l'air pur et des sentiers en pente douce, et que les seules descentes que vous pratiquez sont celles de vos bouteilles de vin de pays, vous êtes prévenu ! Avantage : Bretagne.

Bretagne : 3
Montagne : 4


  • Corollaire du point précédent : en Bretagne, vous passerez inaperçu au milieu des autres vacanciers en portant vos vêtements habituels. En montagne au contraire, l'uniforme de rigueur est le suivant : chaussures de randonnée (tongs après dix-huit heures, heure de la fermeture des remontées mécaniques), short, T-shirt, sac à dos (le tout dans des couleurs criardes si possible). J'ai dû voir quatre jupes et un sac à main durant tout le séjour (les miens). Avantage : Bretagne.

Bretagne : 4
Montagne : 4


  • Au point de vue sanitaire, les maux de tête sont garantis en montagne. Je vous explique (il ne s'agit pas du mal de l'altitude) : en montagne, les toits sont en pente, climat hivernal oblige, et lorsque vous logez dans un appartement en soupente vous vous heurtez inévitablement une bonne douzaine de fois au moins contre le plafond particulièrement bas. En Bretagne, évitez le son du biniou qui peut produire les mêmes effets. Égalité.

Bretagne : 5
Montagne : 5

 

C'est donc sur une égalité parfaite que s'achève ce match de l'été. J'espère que vous avez tous passé d'excellentes vacances, et, avant de vous souhaiter une bonne rentrée, je laisse (une fois n'est pas coutume), l'un de mes enfants illustrer ce billet avec le dessin de son meilleur souvenir de vacances :

 

saucisson montagne

Soleil, mer, montagne et saucisson sec

 

Bonne reprise à tous !

 

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 08:47

C'était il y a quelques jours, si loin là-haut dans ces montagnes où j'ai passé mes vacances.

Il est encore tôt ce matin-là, c'est d'ailleurs, dit-on, le meilleur moment pour ceux qui partent en promenade. Nous chargeons la voiture, nous avons tout pris, le pique-nique, les chapeaux de soleil, et tout le reste.

L'air est si pur et si léger, d'une fraîcheur si vivifiante ; il se respire à pleins poumons, tout chargé des parfums des fleurs, des foins et des sapins. Avant de monter en voiture, j'écoute encore un peu le silence des montagnes, un silence qui bruisse de mille sons : le chant des grillons, la musique du torrent qui dévale la vallée, les cloches des troupeaux là haut dans leurs pâturages.

Et nous partons.

Le soleil se lève derrière le versant à l'ombre, l'une après l'autre les cimes des sapins s'allument, touchées par les rayons de plus en plus hauts, tandis que sur le versant opposé, les verts alpages baignent déjà dans une lumière dorée où s'allongent les ombres rasantes des arbres et des pins. Des massifs les plus abrupts la lumière semble tomber comme en cascade, plus loin les monts bleutés et pâles découpent leur silhouette imprécise sur un ciel encore clair et uniformément bleu.

La route déroule ses lacets entre les villages endormis et les prairies brillantes de rosée. Je devine, sur un côteau, ce chemin où nous avions croisé un troupeau de chèvre, plus haut, caché derrière les sapins, le lac où nous nous sommes baignés, et, là-bas, ce jardin où notre fille vient de faire ses premiers pas.

Rapides nous filons vers les lointains brumeux, déjà nous amorçons la descente. Insensiblement, le paysage s'ouvre et s'adoucit ; la ville, blottie en contrebas au pied de la vallée, déploie ses rues et ses quartiers, et tandis qu'elle se rapproche, s'éloignent les sommets qui disparaissent derrière nous, inaccessibles, le temps d'un dernier coup d'oeil à leurs verts alpages, à leurs roches vertigineuses, à leurs neiges éternelles.

Nous ne nous retournerons plus ; bientôt nous aurons rejoint les platitudes de notre région et repris le cours paisible et coutumier de notre vie, tandis que très loin, là-haut, immuables et millénaires, les montagnes dessineront pour l'éternité les reliefs accidentés de leurs sommets escarpés.

Elles m'attendent, et nous reviendrons.

 

montagne-aurore.JPG

 

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 20:14

Vous l'avez remarqué, la blogosphère tourne au ralenti et moi-même, je le reconnais, je n'ai pas été très assidue sur mon blog ces jours derniers... la faute au beau temps et aux longues heures passées à l'extérieur. Cela ne m'empêche pas, je vous rassure, de garder en tête le déroulement de mes aventures de la semaine afin de vous les relater très bientôt par le menu (au programme, des histoires de fraises des bois et de petit lapin, rien que du bonheur – restez connectés !).

 Pourtant, j'ai ouvert mon ordinateur ce soir, pleine de remords à l'idée que je n'avais pas encore répondu au tag de la blogueuse le petit bonheur, et bien consciente que le temps ensoleillé ni les longues soirées du mois de juillet ne constituent des excuses suffisantes pour me dispenser de remplir mes pressantes obligations de blogueuse.

 Avec mes remerciements au petit bonheur pour avoir pensé à moi et osé me tiré de la torpeur estivale où je me prélasse, je vous livre ma participation à ce tag, intitulé Liebster Award. Vous constaterez tout de même qu'il est comme imprégné d'un petit air de vacances... histoire de le distinguer des précédents tags auxquels j'ai pu déjà répondre.

liebster award 

Pour commencer, voici mes réponses aux onze questions posées par le petit bonheur :

 

1. Une chose, un détail qui te met à coup sûr le cœur en joie ?

 Une bonne bière blanche bien fraîche parfumée à la framboise, ou à la pêche, ou au pamplemousse, je ne suis pas difficile. Quant au cadre, je ne suis pas exigeante non plus, une simple terrasse avec vue sur mer ou sur un lac de montagne.

 2. Une lecture inoubliable ?

 La carte du bar ou du café (cf question n°1), ou bien celle de la pizzeria. C'est quand-même mieux que la liste des fournitures scolaires pour la rentrée, non ?

 3. Quand tu visites un nouvel endroit, que vas-tu voir en priorité ?

 En général, quand j'arrive sur un lieu de vacances, le supermarché. Et puis, une fois que les placards sont remplis, un beau paysage local, pour vérifier si c'est aussi beau que sur les photos...

 4. Quelle qualité apprécies-tu le plus ?

 La douceur (du climat), la ponctualité (des pizzas à emporter (cf question n°2)), la fraîcheur (du rosé) et la bonne humeur (de tous !)

 5. Quel défaut t'est insupportable ?

 La grisaille, que ce soit celle du temps, ou de ceux qui font trop souvent grise mine. Je préfère les gens souriants, et puis cela rend mieux sur les photos.

 6. Un leitmotiv dans la vie ?

 J'hésite entre « Vivement les vacances ! » et « C'est quand l'apéritif ? »

 7. Ton plus grand bonheur ?

 Le soir de l'arrivée, après 800 kilomètres, le déchargement de la voiture, les courses au supermarché (cf question n°3) et le coucher des enfants, s'asseoir sur la terrasse ou sur le balcon et se réjouir, en admirant le point de vue, des vacances qui viennent de commencer.

 8. Une vue, un lieu qui te réjouit le cœur ?

 Un versant de montagne au soleil couchant... J-5 !

 9. A part l'indispensable et strict nécessaire, un truc que tu n'oublies jamais d'emporter dans tes valises ?

 J'ai un abécédaire au point de croix entamé il y a plusieurs années. Je le prends à chaque fois, et à chaque fois je n'y touche pas de tout le séjour...

 10. Une rencontre inoubliable ?

 Un vendeur de saucissons secs sur un marché savoyard.

 11. Ton moyen de locomotion préféré et pourquoi ?

 La marche à pied ! C'est gratuit, écologique, garanti sans embouteillage ni accident, et surtout c'est à pied qu'on profite le plus du paysage.

 

Je n'ai pas terminé mon travail... je dois encore vous livrer onze révélations sur moi-même. Je devine votre impatience, mais il est un peu tard pour me lancer dans cette nouvelle tâche plus ardue encore que la précédente... d'autant qu'il est tout à fait l'heure de servir la bière blanche au pamplemousse que j'évoquais dans la première question.

Je vous dis donc à bientôt !

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 07:00

Déjà deux ans ! C'est l'âge – presque canonique sur la blogosphère – qu'atteint aujourd'hui-même ce blog. Deux ans depuis sa naissance, pleine de promesses et d'inconnu, deux ans que je le nourris, je l'apprivoise et que billet après billet, commentaire après commentaire, nous tissons des liens de plus en plus étroits entre nous et avec ceux qui nous entourent sur le web.

 

anniversaire-blog.jpg

 

Car lancer un blog, finalement, c'est comme avoir un enfant : on croit savoir à quoi s'attendre, et on se rend compte petit à petit qu'on n'avait rien prévu du tout.

Rien prévu du temps qu'il nous prendrait, des soins qu'il nous demanderait, des progrès qu'il effectuerait et de la personnalité qu'il développerait. Et surtout, rien prévu des liens qui se créeraient, autour de lui, avec d'autres personnalités, lecteurs et blogueurs, dont certains, de commentaire en commentaire, de mail en mail, deviennent des amis comme on sympathise jour après jour à la sortie d'école ou au jardin public.

Ainsi je vous propose un petit bilan du développement psycho-littéraire de mon blog au cours de sa deuxième année :

  • Parce que grandir, c'est affirmer sa personnalité, ce blog a adopté, pour son deuxième printemps, la nouvelle apparence fleurie que vous lui connaissez désormais.

  • Essentielle, la diversification alimentaire ! Ce blog a effectué de réels progrès en se lançant dans son premier « food reporting » tout en affichant au grand jour ses préférences en matière de pâtisserie.

  • C'est souvent au cours de la deuxième année que débute l'apprentissage de la propreté : c'est sans doute pour cette raison qu'ont été autant évoqués des sujets tels que les plans à langer et les cuvettes de WC.

  • A deux ans, on aime jouer ! Et ce fut un plaisir pour ce blog de se trouver tagué deux fois (ici et ). La troisième année commence pour le mieux, puisqu'un nouveau tag nous attend chez le petit bonheur...

  • La deuxième année, c'est l'âge d'or des jeux d'imitations... et c'est ainsi que ce blog s'est risqué à imiter trois de ses lecteurs-blogueurs amis, à savoir Ginger, la Belette et Stiop. Et si on continuait encore une année ?

  • Surtout, surtout, au cours de la deuxième année s'accroit intensément le besoin de socialisation. A deux ans, on ne se contente plus de tête-à-tête restreints avec l'auteur de ses jours ! On discute, on commente, on crée des liens avec ses lecteurs, avec d'autres blogueurs, on alimente de son profil facebook, on s'aventure sur Hellocoton où l'on est fier de figurer parfois en une, on découvre régulièrement de nouveaux blogs, on s'émeut des aventures de leurs auteurs, on quitte le terrain des commentaires pour celui des mails, et on projette avec joie des rencontres... car, à deux ans, on distingue bien le virtuel et le réel, mais on préfère encore quand ils se rencontrent.

  • Enfin, parce que, à deux ans, on assimile petit à petit la notion du temps qui passe, on s'imagine déjà, l'année suivante, fêtant ses trois ans, et tout ce que l'on souhaite, comme le dit la chanson, c'est 

« que l'an fini, nous soyons tous réunis ».

Le rendez-vous est pris ?

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 07:00

Ouf ! Nous avons retrouvé l'eau courante dans notre appartement !

Comme vous le savez, nous sommes rentrés de nos vacances sans wifi samedi dernier, et, alors que je vidais les valises dans le panier de linge sale, mon mari a tenté de rouvrir la vanne d'arrivée d'eau froide qu'il avait coupée le jour de notre départ.

La poignée lui est tout simplement restée dans les mains, non qu'il ait déployé pour l'occasion une force inappropriée (je vous ai dit que ses lunettes de James Bond lui donnaient un faux air de Clark Kent, dixit un de ses collègues ?), mais parce que le robinet était complètement rouillé.

Bref, nous avons passé trois jours sans eau froide (mais avec de l'eau chaude), jusqu'à hier matin où des plombiers ont enfin effectué les réparations nécessaires.

Trois jours sans eau froide, ce n'est pas la fin du monde, mais ce n'est pas très très confortable non plus.

Toujours est-il que je me suis dit que cette épreuve aurait tout de même l'intérêt de fournir matière à un nouvel article sur ce blog, puisque je viens d'expérimenter successivement les deux cas de figure :

 

Vaut-il mieux vivre sans eau froide ou vivre sans internet ?

 

Comptons les points :

 

  •  

    Quand vous n'avez pas d'eau froide, surtout si vous êtes équipé d'un ou de plusieurs enfants, les arguments pour obtenir l'intervention rapide d'un plombier sont tout trouvés (je vous assure qu'au bout de deux jours, ils s'imposent d'eux-mêmes à votre esprit). « Je n'ai pas d'eau, j'aimerais tellement pouvoir laver mes enfants, nous n'avons plus rien à nous mettre, je me brûle les mains en faisant la vaisselle, j'ai failli ébouillanter le bébé, et vous imaginez si nous terminons nos réserves et que nous mourrons tous de déshydratation sans même avoir pris une douche ? ». Tandis que lorsque votre connexion internet vous fait défaut et que vous téléphonez pour la quinzième fois à une boîte vocale qui, au bout de vingt-huit minutes d'attente (dans le meilleur des cas) à écouter la même musique irritante en boucle, vous passera un conseiller incompétent et parlant à peine français, vous aurez beau lui expliquer que « c'est très important, il vous faut absolument une connexion, histoire de vérifier les horaires de la prochaine séance de cinéma, et aussi pour faire les soldes – ce serait dommage de rater la troisième démarque – et surtout pour consulter les commentaires laissés sur votre blog », ces arguments risquent de le laisser totalement froid. Par conséquent, vos ennuis de plomberie risquent bien d'être résolus plus rapidement que la panne de votre box internet. D'ailleurs la dernière fois que cela nous est arrivé, cela a duré trois mois (j'arrive à peine à comprendre comment j'ai survécu).

Vivre sans eau / vivre sans internet : 1/0

 

  •  

    Quand vous êtes privé d'internet, votre boîte de réception déborde. Mais quand vous êtes privé d'eau, ce sont vos paniers de linge qui débordent, et je peux vous assurer que d'une part c'est assez mauvais pour le moral (surtout en rentrant de vacances), et que d'autre part, contrairement à la boîte mail, cela ne se résout pas en quelques clics.

Vivre sans eau / vivre sans internet : 1/1

 

  •  

    En termes de relations sociales et amicales, la panne d'internet peut se révéler très préjudiciable, vous privant de prendre connaissance de l'organisation d'un apéritif sur facebook ou de répondre aux invitations qui pourraient vous arriver par mail. Ceci dit, sans eau courante, vous risquez de refuser les mêmes invitations faute de disposer d'assez de vêtements propres pour les accepter, sans parler du fait que si vous n'avez pas dépensé des trésors d'imagination pour vous laver sans vous doucher (gant de toilette, eau, savon, je cherche le tutoriel sur internet et je vous l'envoie), vous n'êtes peut-être pas dans les meilleures dispositions visuelles et olfactives pour faire autre chose que vous murer à domicile en attendant le retour de l'eau courante.

Vivre sans eau / vivre sans internet : 1/2

 

  •  

    Nous trouvons tous un réconfort certain à exprimer notre désarroi face à la pesante matérialité de notre existence, par exemple quand il s'agit de changer une lunette de WC, ou bien, comme Alphonsine, de se heurter à son banquier, ou, comme So, de résoudre l'énigme des chaussettes célibataires, ou encore d'avoir recours, comme la Belette, à un serrurier chinois, ou enfin de se confronter, comme Ginger, aux humeurs d'un ficus un peu desséché. Sauf que justement, si vous n'avez pas internet, impossible d'émettre la moindre plainte sur un blog... et par conséquent de solliciter la compassion de vos lecteurs qui vous réconforteraient en vous affirmant qu'ils en sont tous passés par là, mais que des jours meilleurs arriveront bientôt pour vous.

Vivre sans eau / vivre sans internet : 2/2

 

  •  

    Last but not least : on se passe difficilement, très difficilement d'internet aujourd'hui surtout lorsqu'on y est habitué. Faire ses courses en ligne, commander des billets de train, espionner ses amis sur facebook, consulter les archives météorologiques de l'année 1956, traduire son blog en pakistanais, autant de besoins vitaux comblés par une simple connexion. Certes. Mais pourtant, je peux vous le dire, si vous êtes privé d'eau courante, et quelque soit par ailleurs l'étendue de ses services rendus, ce n'est pas google qui va tirer votre chasse d'eau.

Vivre sans eau / vivre sans internet : 3/2

 

Je crois que la démonstration est claire ! Si vous aviez à choisir entre un logement sans plomberie ou un logement sans internet, choisissez le second. Et rappelez-moi de téléphoner à notre prochain hébergement de vacances, histoire de vérifier l'état de la plomberie...

 

puits.jpg

A la limite, je pourrais me contenter d'un puits
(à condition d'avoir du très haut débit)

 

 

 

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 07:00

Et voilà ! Je suis de retour après cette semaine de vacances à Kermorlec, de retour à la vie réelle dans le domicile familial, et de retour à la vie virtuelle puisque je baigne à nouveau, non plus dans les eaux fraîches et vivifiantes de l'Atlantique, mais dans les ondes invisibles et bienfaisantes du wifi...

Voici, en quelques points, les nouvelles de mes vacances très réussies, nouvelles que vous attendiez tous, je le sais, avec la plus grande impatience.

  • Nous avons fait bon voyage, à l'aller comme au retour, tous les six dans notre nouvelle voiture familiale (tous les huit en comptant Joe et le monsieur du GPS)

  • Contre toute attente, nous avons très bien vécu notre réclusion loin de tout wifi. Pour tout vous dire, nous n'avons pas même allumé le téléviseur ni branché nos ordinateurs. Nous nous sommes même habitués à n'apercevoir qu'une ou deux voitures par jour dans le hameau de Kermorlec, où aucun réverbère ne brille une fois la nuit tombée et où les téléphones eux-mêmes ne captent qu'aléatoirement. Loin de toute civilisation, nous avons sympathisé avec les moineaux nichant derrière la gouttière ainsi qu'avec un gros crapaud moucheté qui venait chaque soir nous rendre une courtoise visite vespérale.

  • Nous avons finalement bu assez peu de cidre, lui préférant la bière bretonne, dont nous avons d'ailleurs rapporté un pack (que nous ne pouvions pas boire sur place étant donné qu'il servait de cale-porte entre la cuisine et la terrasse afin de faciliter l'arrivage des cacahuètes et des merguez jusqu'à la table).

  • Nous nous sommes réconciliés avec notre GPS. Nous lui pardonnons désormais ses écarts de conduite, il admet maintenant que nous ne suivions pas ses indications à la lettre. Grâce à lui nous avons découvert de charmants petits chemins de campagne à peine carrossables et bien des fois il nous a mené à bon port (et bonne plage).

  • J'ai été très déçue néanmoins sur un point. On m'avait vanté les charmes du crachin breton, les agréments de l'humidité locale, les bénéfices des intempéries régionales ; je gardais moi-même de mes séjours précédents de nombreux souvenirs de grisaille et d'averses. J'avais donc préparé mes bagages en conséquence, acquérant pour l'occasion un ciré jaune, des bottes en caoutchouc, une marinière rayée bleue et blanche et un gros pull marin afin de faire couleur locale (il paraît que les coiffes bretonnes sont passées de mode depuis une ou deux saisons). Imaginez mon désarroi : au lieu de vent et de pluie, le soleil et la chaleur, des températures étouffantes, pas une goutte de pluie, à peine un nuage dans le ciel pendant des jours et des jours. Le pire c'est que les bottes en caoutchouc m'ont laissé des marques de bronzages des plus disgracieuses.

  • Nous avons vu (pêle-mêle) des grands-parents, un oncle, une grand-tante, un grand-oncle, des amis, puis encore un grand-oncle et une grand-tante, et encore des amis, et certains plusieurs fois d'ailleurs. Autant dire que nous avons été bien occupés. Il a dû nous rester deux ou trois créneaux de libre sur la semaine, pas plus (ceux que j'aurais pu te consacrer, Galéa, si tu avais été dans la région à cette date...).

  • Dans ce contexte people très dense, nous avons testé de nouveaux concepts encore tout à fait inédits, notamment le concept du « quatre goûters dans l'après-midi » qui consiste à enchaîner, après un déjeuner consistant chez de premiers hôtes, des crêpes bretonnes chez les suivants, un gâteau breton sous un troisième toit, des muffins au chocolat sous le quatrième et une coupe aux petits suisses-fruits rouges-chantilly-coulis de chocolat-glace à la vanille de retour chez nos premiers hôtes. Nous avons également expérimenté, tout aussi innovant, le concept du « quatre goûter en un » : muffins-crêpes-gâteau breton-cidre-confiture-nutella-brioche-chouquettes-smarties, le tout sous un seul et même toit cette fois. Dans les deux cas, autant vous dire que le dîner est superflu, une petite bière suffit, histoire de se réhydrater (on transpire beaucoup sous un ciré jaune et un pull marin par 35 degrés à l'ombre).

  • Autre concept expérimenté (conséquence des deux points précédents) : les « vacances où, quand tu rentres, tu es plus fatigué que quand tu pars ». C'est un peu déstabilisant. Au point que le jour du retour, après avoir chargé la voiture avec les valises, les pommes de terre cueillies en plein champ, les enfants, et les restes de gâteau breton, nous nous sommes dit, mon mari et moi : « enfin une journée tranquille, entre nous, sans un déjeuner chez une tante ou un goûter chez une grand-mère, juste un pique-nique à midi et quelques huit cents kilomètres à parcourir. Ouf !»

 

IMG_3871.JPG

Un phare, de l'eau, des bateaux,
c'est un peu cliché mais c'est quand-même joli, non ?


Et c'est ainsi que nous sommes rentrés, assez épuisés mais ravis de nos vacances ensoleillées. Il nous reste trois semaines pour évacuer la fatigue accumulée avant le prochain départ en vacances.

En attendant, je m'en vais de ce pas passer un coup de fil pour faire venir un plombier qui veuille bien nous remettre l'eau froide dont nous sommes privés depuis notre retour. Parce qu'à Kermorlec, on n'a peut-être pas le wifi, mais on a au moins l'eau courante (histoire à suivre...).

Et pour vous, les vacances commencent bien ?

 

 

IMG_4066.JPG

Et si vous n'aimez pas les bateaux, voici la photo du crapaud

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 07:00

Vous ne le savez pas encore, je m'apprête à partir demain vivre une expérience extraordinaire. Bien-sûr, l'extraordinaire est de rigueur sur ce blog et dans ma vie, mais cette aventure-ci surpasse toutes les autres en audace et en intensité.

Ce n'est pas tellement la destination. Je sais d'ailleurs que certains parmi vous, comme Galéa de Sous les galets, y passeront une partie de leurs vacances cet été, un verre de cidre à la main, se nourrissant de crêpes et de kouign aman... Rien de très extravagant.

Ce n'est pas non plus le programme des réjouissances qui sort de l'ordinaire. Un peu de plage, un peu de balades, un peu de crachin, encore un peu de cidre, des amis à voir, de la famille à qui rendre visite, rien de très farfelu.

Ce ne sont pas les dispositions pratiques du voyage qui vous étonneraient. Une voiture familiale remplie à craquer, coffre de toit compris, d'agréables traversées d'autoroutes pittoresques, des haltes poétiques sur les aires de repos à la recherche d'un coin à l'ombre – en cas de beau temps – ou à l'abri – en cas de pluie – où déballer nos jambon-beurre-cornichons en comptant les kilomètres restant, rien de très spectaculaire.

Ce ne sont pas non plus les conditions matérielles de notre séjour qui sont surprenantes. Un gîte en pleine campagne, un jardin, un lave-vaisselle, un aspirateur, des sets de table, un ouvre-boîte, rien qui manque à l'inventaire.

Rien... ou presque.

Car dans le hameau de Kermorlec* qui compte trois maisons et une grange, dans le hameau de Kermorlec, donc... point de wifi.

Pas de mail, pas de blogs, pas de commentaires, pas de notifications facebook, rien. Une semaine coupée du monde, un retour à la nature, à la vie sauvage, à l'essentiel, à l'âge de pierre, une retraite loin du bourdonnement continu de la blogosphère.

Des vacances 100% IRL.

J'en tremble un peu par avance, mais l'excitation à l'approche de cet incroyable défi est la plus forte : vais-je tenir le coup ?

Rendez-vous dans une semaine pour le bilan.

Et en attendant, très bon début d'été à tous !

 

 

* Kermorlec : nom imaginaire destiné à semer les paparazzis

 

internet-plage.jpg

J'emporte quand-même de quoi vous préparer quelques billets pour mon retour...


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:05

Je vous dois des nouvelles : le goûter d'anniversaire de l'un de mes fils avait lieu, vous vous en souvenez, cet après midi même.

Tout va bien, j'ai juste l'impression d'avoir traversé une tornade force 5, suite à quoi j'aurais rencontré une troupe de créatures surexcitées spécialisées dans un humour truculent très... rabelaisien, à faire frémir d'angoisse la Sorcière de l'Ouest elle-même, et sans l'ombre d'un magicien d'Oz pour m'apporter son soutien providentiel.

D'ailleurs j'ai préféré arrêter de compter les décibouges.

Le-magicien-d-Oz1

Dans sa détresse, Dorothée, elle, n'était pas seule

Maintenant que la tempête est passée et les enfants couchés, je vais me réconforter en me servant une petite part du gâteau au chocolat dont j'ai discrètement caché les restes à la cuisine (« Non, Aymeric, désolée, il ne reste plus du tout de gâteau » : ce n'est pas du mensonge, c'est de la légitime défense).

Mais ce qui m'inquiète le plus, c'est que ma petite dernière, dix mois à peine, dressée sur ses petites jambes dans son parc, a paru trouver tout à fait à son goût le vacarme et l'agitation du moment, frétillant d'aise et riant bruyamment à l'unisson de ses aînés.

anniversaire

La relève est assurée.

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  • : La trentaine, mariée, des enfants, une vie tout à fait banale en somme. Sauf que, aussi banale soit elle, la vie nous réserve toujours de pittoresques surprises. Une conversation, une gaffe, une confidence, une rencontre, une anecdote... ce sont ces faits saillants de la vie de tous les jours que je me décide à mettre par écrit.
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