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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 07:00

Oui, l'année scolaire se termine, l'esprit est aux vacances, les écoles sur le point de se vider et les péages d'autoroute de s'engorger... C'est l'heure d'un petit bilan que je vous propose, en vrac et dans le désordre :

  • Mon fils fait partie d'une classe dont les élèves, « très toniques », comme le disait leur enseignante, ont tout de même réussi à la faire partir en congé maladie pour dépression quelques jours avant la fin de l'année, après qu'elle a fait un malaise lors de la kermesse de l'école. Pour une classe de maternelle d'une petite école privée tranquille, cela commence fort. Je conseillerais à la maîtresse de CP de bien se reposer pendant les deux mois à venir, une petite cure de vitamines avant le mois de septembre me paraît appropriée...

  • Point positif : Vincent, le garnement le plus turbulent de la classe, passe directement en CE1 pour la plus grande joie de ses propres parents, et le grand soulagement de la totalité des autres parents d'élèves de la classe, qui sont même prêts à pardonner les cours particuliers que la maîtresse lui a dispensés en catimini tout au long de l'année pendant les heures de classe et pendant que ses petits camarades s'occupaient à faire des coloriages. Adieu Vincent ! (Une petite cure de vitamines pour la maîtresse de CE1 ?)

  • Béatrice et Philippe projettent de nous inviter pour un barbecue un dimanche au mois d'août avec les enfants. J'hésite un peu à accepter, étant donné que la dernière fois que des amis nous ont invités pour un barbecue un dimanche au mois d'août avec les enfants, l'un des leurs a tabassé l'un des nôtres avec un coussin de canapé, de plus il pleuvait des cordes, et nous avons dû partir à 14 heures en emportant une part de gâteau dans un tupperware après qu'un autre de nos enfants a été malade sur le dit canapé. Je crois que nous allons retenter le coup, mais je viens dans ma robe en papier aluminium (pour emporter le dessert – tant pis pour la tunique drapée, ce sera pour une autre fois) et une trousse à pharmacie.

  • J'ai revu ce père de famille qui m'a encore demandé pour la 12754870ème fois si – vous ne devinerez jamais – nous allons bientôt changer de logement. Je suis en train de me demander comment je pourrais élaborer une stratégie de défense. Vous pensez que si je lui demande chaque jour – ce qui n'est pas dans mes habitudes – « Et le quatrième enfant, c'est pour quand ? », sa femme m'ayant confié qu'ils voulaient s'arrêter à trois, il va finir par me laisser tranquille ?

  • Je vous avais expliqué que ma sœur et moi avions du mal à nous distinguer l'une de l'autre en matière de style vestimentaire. J'ai le plaisir de vous annoncer que petit à petit, pas à pas, nous gagnons chacune notre indépendance stylistique. L'autre jour, elle m'a accompagnée à l'école chercher les enfants, nous portions toutes les deux un trench avec ceinture, une jupe aux genoux, un foulard et des escarpins, certes, mais mon imperméable était bleu et le sien marron, elle portait les cheveux noués et les miens étaient libres. « Il y a un air de famille », a dit une des enseignantes. Mais il y a du progrès !
  • Le meilleur pour la fin : je n'ai pas encore gagné mes vacances ! Figurez-vous que mercredi après-midi , c'est reparti pour un comptage de décibouges... Anniversaire en vue, cinq bougies, quatre invités extérieurs, quatre enfants du cru, pour un total prévisionnel 4x4x4x4x4x4x2x1,2=9830,4 décibouges. Je vous tiens au courant.

 

Quel bilan pour vous en cette fin d'année scolaire ?

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 07:00

Vous le savez tous, les soldes d'été ont commencé. Trouver les meilleures pièces au meilleur prix, celles qui vous rendront irrésistible, c'est comme chaque année le défi que les passionnés de mode – dont vous êtes certainement au même titre que moi – tentent de relever, armés de leur carte bleue et d'une persévérance à toute épreuve.

Pour vous simplifier un peu la tâche en ces moments cruciaux où se joue, bien souvent, la réussite stylistique de votre été (n'est-ce pas Ginger), je vous livre une petite sélection toute personnelle dont je vous conseillerai tout de même bien de vous inspirer...

 

 

 

Avec le sourire

soldes été sourire

Après le printemps pour le moins mitigé que nous avons eu cette année, l'été pourrait se révéler tout aussi pourri... Avec cette pièce inédite, impossible de faire grise mine ! La parade est dans le sourire, et le sourire est sur le T-shirt, dont la nuance se révèlera parfaitement assorti à la grisaille ambiante.

 

Antique

soldes été drapé

Mon coup de cœur de l'été, le haut que je porterai à coup sûr lors de l'invitation prévue chez Béatrice, ce joli top drapé aux airs faussement antiques, dans lequel je me sentirai à mon aise pour déguster les nectars et les ambroisies que nous servira notre hôte dans des amphores dyonisiennes.

 

Le maillot

soldes été maillot

Délicat, comme chaque année, le choix du maillot ! Pas d'erreur, en se dévoilant dans cette pièce à l'effigie de Brigitte Bardot, succès assuré sur la plage cet été (en tout cas plus qu'avec le maillot Gilbert Montagné).

 

Racé

soldes été tigre

Il a du chien, le pull imprimé « tigre qui rugit ». Pour révéler son côté animal... sans sacrifier l'élégance !

 

Philanthropique

soldes été robe pull

La robe-pull imprimée « escalier pixellisé », parce que quand on aime la mode, on soutient aussi les jeunes créateurs débutants, même ceux qui n'ont pas d'inspiration et qui ne savent pas assortir les couleurs.

 

4 en 1

soldes été polo

C'est chic, c'est sobre, ça se porte avec tout, c'est la pièce incontournable de votre dressing cet été. Mon conseil : portez-la sur un bas imprimé léopard, succès garanti !

 

Psychédélique

soldes été jupe

J'étais sure qu'elle vous plairait, la petite jupe ésotérico-astrologico-n'importe quoi. Pour un look mystique et unique.

 

Mortel

soldes été tête de mort

Rappelez-vous, les têtes de mort sont à l'honneur cette année... Si vous deviez succomber d'une insolation ou d'un abus de mojitos sur la plage, ce T-shirt plein de vie aux couleurs acidulées vous ferait une parfaite tenue pour vous accompagner dans votre ultime demeure. A moins que vous ne préfériez la robe...

soldes été robe têtes de morts

 

Brillant

soldes été robe alu

Pour vos barbecues entre amis, sortez la petite robe en alu ! Très commode pour rapporter chez soi les restes de taboulé et de saucisses sans même avoir besoin de sortir son tupperware.

 

Double usage

soldes été dentelle

Mignonne, la petite jupe en dentelle. Et surtout, une fois que vous l'aurez bien portée tout l'été, vous pourrez la transformer en joli napperon pour agrémenter votre intérieur (ou celui de votre arrière-grand-mère). Indispensable.

 

Lumineuse

soldes été soleil couchant

Vous ne la trouvez pas ravissante et romantique à souhait, la petite robe noire-coucher de soleil ? A la fin de la saison, il ne vous restera plus qu'à l'encadrer pour la suspendre au dessus de votre napperon en dentelle (cf ci-dessus).

 

Chaussures

 

Impossible de ne pas terminer cet inventaire par des chaussures, élément incontournable de toute modeuse qui se respecte. En voici une paire qui règle définitivement la question épineuse de la hauteur de talon (non, la photo n'est pas à l'envers !)

M6611A01Q-707@1.1

 

Et avec celle-ci, chic et glamour sont au rendez-vous !

DO611A00P-354@1.1

 

Enfin, pour la virée au supermarché ou pour une balade dans la campagne, une petite paire tout à fait basique et confortable qui s'assortira à merveille au reste de votre garde-robe.

ST311A00H-206@1.1 (1)

 

Bonnes soldes à tous, et surtout, racontez-nous vos trouvailles !

 

 

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 07:00

C'est une situation qui arrive continuellement : rencontrer une personne pour la toute première fois, surtout une personne que l'on pense être amené à voir et à revoir régulièrement, ou une personne qui, d'une façon ou d'une autre, a de l'importance dans notre vie ou dans celle de l'un de nos proches.

Bien-sûr, à la première entrevue, on essaie de se faire une idée de son interlocuteur, de faire sa connaissance.

Quelles sont ses origines et son éducation, ses qualités et ses défauts, son tempérament et son caractère, ses rêves et ses déceptions, sa vision des choses et de la vie ? Derrière les traits du visage, derrière la posture et la silhouette, c'est un mystère complet, une énigme totale qui nous est livrée.

Cela s'explique peut-être par mon goût pour les romans policiers, ou par une certaine tendance à la curiosité, à moins que cela ne soit l'attitude universelle de qui s'intéresse un tant soit peu à son prochain, mais en tout cas dans ces circonstances, je poursuis le même but : résoudre l'énigme.

En trouver la clé.

La clé, c'est le mobile principal, le penchant prépondérant, la cause initiale auxquels répondent la plupart des faits et gestes d'un individu. Trouver la clé, c'est commencer à percer les mécanismes de l'esprit, les rouages du cœur, les ressorts de l'âme ; c'est commencer à comprendre et à connaître.

Il y a ceux qui n'agissent que pour obtenir l'admiration de leurs proches ; quelques uns, comme Tante Ursule, qui sont minés par leur tendance à comparer perpétuellement leur propre situation à celle des autres ; d'anciens enfants gâtés qui considèrent que tout leur est dû, des enfants écrasés par leurs parents et qui cherchent désespérément à conquérir leur estime, des ambitieux qui mettent tout en œuvre pour parvenir à leur but, des trop gentils qui passent leur temps à accepter que les autres leur marchent sur les pieds, de faux originaux qui veulent en permanence épater la galerie... et tant d'autres.

Évidemment, il y a souvent des surprises... Il faut parfois une deuxième clé, ou une troisième, ou un trousseau entier, pour résoudre l'énigme. Il y a des verrous difficiles à forcer, des cadenas, des chaînes et des loquets. Il y a des portes qui résistent, et d'autres qui cèdent à la première pression ; des ressorts cassés et des mécanismes grippés. Il est aussi des cloisons fermées sans l'ombre d'une serrure...

J'ai l'impression que, parfois, la clé d'une vie tient en quelques mots.

 

cles.jpg

 

Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 07:21

Je vous avais promis des nouvelles de Béatrice suite au goûter que j'ai pris chez elle comme convenu dans le dernier échange de mails un peu excentriques dont je vous avais transmis la teneur.

Hélas Béatrice ne m'a pas invitée à boire de délicieux et antiques breuvages tirés d'archaïques amphores à l'effigie du dieu du vin et de la vigne, et je suis repartie de chez elle dans un état de sobriété totale – et de déception certaine.

Mais vous ignorez que depuis, nous avons reçu Béatrice et son mari, Philippe, à dîner à la maison.

Je vous avouerais que j'étais un peu tendue à l'approche de cette soirée. Vous comprendrez que je me fixais comme point d'honneur, et comme objectif impérieux, de ne pas descendre, dans l'échelle de valeur de l'Univers, en-dessous du niveau de Philippe qui, je vous le rappelle, n'a aucune culture générale (aux dires de sa femme).

Je me suis même demandé si je ne suivrais pas un ou deux cours universitaires d'archéologie ou d'histoire de l'art pour augmenter mon niveau, mais cela n'était guère possible ; ou si je pourrais glisser quelques livres anciens et rares par exemple sur la table du salon, que j'aurais pu ranger devant elle en expliquant d'un ton embarrassé que – pardon pour le désordre –, j'étais justement en train de lire les œuvres de Thucydide en attendant leur arrivée.

Mais j'ai craint de me laisser prendre à mon propre piège si par hasard elle entamait la conversation sur la guerre du Péloponnèse au risque qu'elle découvre mon ignorance assez pointue somme toute en la matière, sans compter que de toute façon je n'ai chez moi pas l'ombre d'un ouvrage de Thucydide.

Par conséquent, je me suis contentée de faire disparaître les bandes dessinées qui traînaient au salon et de dissimuler le programme de télévision à l'effigie de je ne sais quelle Nabila ou Nikos Aliagas (qui n'a pas l'avantage d'être un grec antique), et j'ai décidé de tout miser sur la cuisine – et sur la boisson, en encourageant mon mari à servir de généreux apéritifs et à ouvrir une ou deux bonnes bouteilles d'un rosé frais et agréable qui, quoique n'étant pas issu d'une vigne hellénique, serait favorable à l'établissement d'une atmosphère détendue et indulgente.

C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés autour d'un repas dont les différents plats et boissons ont eu l'honneur d'être appréciés de Béatrice et de Philippe.

- Philippe apprécie beaucoup la bonne chère, a confié Béatrice.

J'en ai déduit que la gastronomie est peut-être le dernier pan de culture dont peuvent se prévaloir les ignares.

Pourtant, ce que je redoutais est arrivé. Entre le plat et le fromage, à l'occasion d'un détour de la conversation, Béatrice, que son métier a amenée à voyager dans de nombreux pays du monde, nous a demandé si nous avions visité l'Italie.

- Comment ! Vous n'avez pas mis les pieds en Italie ! s'est-elle exclamée. L'Italie... Venise, Naples, Rome...

Elle a eu beau le dire gentiment en rajoutant qu'elle nous enviait d'avoir encore à découvrir ce pays magnifique, j'ai senti que je perdais quelques points dans la fameuse échelle de valeur de l'Univers. D'autant que j'ai entendu aussitôt Philippe déclarer :

- Nous avons fait Rome trois fois, Béatrice et moi.

Philippe a surement repris l'avantage, ai-je tremblé intérieurement.

Mais j'ai rapidement poussé un soupir de soulagement en écoutant Béatrice reprendre son mari qui venait encore une fois de prouver son absence totale de culture générale :

- On ne dit pas « on a fait Rome », mon chéri, mais « on est allé à Rome ».

J'étais donc plutôt rassurée et c'est justement à ce moment-là que, plus détendue et moins sur mes gardes, peut-être aussi un peu sous l'effet du rosé, j'ai failli perdre le contrôle de la soirée en commettant un énorme faux-pas irrécupérable alors que Philippe donnait son avis sur les programmes télévisés.

- De toute façon, à part Thalassa et Des racines et des ailes, il n'y a rien à voir.

- Mais si, bien-sûr que si, il y a LES REINES DU SHOPPING ! ai-je bien failli m'écrier avant de me pincer les lèvres et de partir à la cuisine me passer un peu d'eau glacée sur les tempes afin de reprendre mes esprits.

Enfin l'heure du départ est arrivée pour Béatrice et Philippe sans autre péripétie culturelle notable. En se dirigeant vers l'entrée, Philippe a avisé une gravure représentant la basilique Sainte Sophie, qui nous avait été offerte par mon beau-frère lors d'un voyage à Constantinople.

- Ah, vous avez une gravure de la basilique Sainte Sophie ?

- Mais oui mon chéri. On est chez des gens bien, tu sais.

Cette ultime réflexion m'a donné la confirmation totale et définitive de mon net avantage sur le pauvre Philippe et sur son score assez minable par rapport au mien dans l'échelle de valeur de l'Univers.

- Oh la la, je n'aurais pas dû boire autant, je me sens presque un peu ivre, a constaté Béatrice avant de s'engouffrer dans l’ascenseur au bras de son mari.

Ce qui me fait deux victoires pour une seule soirée. La première, sur un plan culturel, contre Philippe.

La seconde contre Béatrice. Quelle que soit son érudition en matière d'amphores, elle tient beaucoup moins bien l'alcool que moi.

 

ivresse.jpg

 

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 06:55

C'est bientôt l'heure de la sonnerie. Depuis la boulangerie où j'achète mon pain, j'observe par la vitrine les attroupements qui se forment devant l'établissement scolaire d'en face.

Ce sont des groupes bourdonnants, dont les membres, agglutinés en grappes denses, s'interpellent bruyamment, rient un peu fort et parlent abondamment. Parmi eux se trouvent les éléments les plus populaires, ceux qui sont connus de tout l'établissement, qui organisent les fêtes de fin d'année et qui, en tant que délégués de classe, ont le privilège de frayer avec le corps enseignant ; autour d'eux se presse une petite cour assidue manifestant une familiarité un peu ostentatoire.

Un peu au delà, en retrait, la mine plus ou moins renfrognée, intimidés par la volubilité de ces groupes difficiles à percer, quelques solitaires patientent, regardant leurs pieds ou consultant frénétiquement leur smartphone, parfois totalement coupés de leur entourage, une paire d'écouteurs dans les oreilles. Quelques-uns toutefois semblent s’accommoder de leur solitude, observant autour d'eux tout en écoutant discrètement les conversations.

Certains enfin s'arrangent pour arriver juste à l'heure, voire quelques instants après la sonnerie, afin d'éviter une embarrassante confrontation avec leurs semblables ; d'autres, en retard, débarquent essoufflés d'avoir pressé le pas.

Il y a des années que j'ai quitté le collège, mais en assistant à ce spectacle il me semble retrouver tous mes souvenirs.

L'uniforme est de rigueur, même s'il a quelque peu changé depuis mon époque : jean et baskets – rares sont ceux qui osent trancher – le même genre de sac, les mêmes coiffures. Rarement une jupe, si ce n'est l'été par un jour de grande chaleur. On aperçoit quelques sacs de marque : celles qui les portent ont tendance à se regrouper entre elles.

Je sors de la boulangerie en direction de l'établissement scolaire. La maman d'Aymeric arrive en même temps que moi et nous échangeons quelques mots en nous rapprochant des autres parents qui, comme nous, viennent y chercher leurs enfants.

Cela fait des années que nous avons quitté le collège, et pourtant, rien n'a tellement changé.

 

années collège

De gauche à droite et de haut en bas :
la maman d'Aymeric, le papa de Théo, le papa de Louise...

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 07:00

Vous vous souvenez peut-être de mon amie Béatrice, chez qui nous avions été invités il y a quelques mois, et qui travaille à Paris en tant que conservatrice à la Bibliothèque Nationale de France.

Vendredi dernier, nous étions convenues par mail que je viendrais après l'école, avec les enfants, prendre un goûter chez Béatrice. Pourtant, deux jours avant, j'ai reçu le mail suivant :

 

Chère Albane,

Je ne m'étais pas plongée dans le programme des conférences quand je t'ai proposé de venir vendredi et je m'aperçois que je dois aller à Paris pour une conférence sur Dionysos très importante faite par un professeur de Harvard, comme je dirige un programme sur des amphores dionysiennes je dois être présente...

 

Suivent quelques mots d'excuses, ainsi que la proposition de reporter le goûter à la semaine suivante.

Vous connaissez mon heureux caractère (ou, si vous l'ignoriez encore, vous n'en douterez désormais plus), et je n'ai pas pris ombrage de ce contretemps.

J'en ai simplement tiré la conclusion objective que dans l'échelle de valeur de l'Univers, je me situe très loin derrière un professeur de Harvard et juste en-dessous d'une amphore dionysienne, ce qui n'a rien d'étonnant sachant que je n'atteins pas même la moyenne au test de « Super Maman ».

Ce qui me réconforte, c'est que Philippe, le mari de Béatrice, doit être situé très bas lui aussi dans cette même échelle, vu les déclarations de sa femme sur son absence totale de culture générale, et très certainement plus bas que moi qui suis tout de même l'auteur d'une exposition virtuelle sur le thème des paillassons (une thèse est à l'étude), et lectrice de blogs très ambitieux intellectuellement sur des sujets pointus tels que le nail art ou encore les ficus.

Mais ce qui m'inquiète, c'est que, depuis, j'ai reçu un nouveau mail de Béatrice. Je lui avais répondu que j'étais d'accord pour le vendredi suivant, et j'avais pris des nouvelles de sa fille, Jeanne, qui avait été malade.

J'ai alors reçu la réponse suivante, qui m'a laissée fort perplexe :

 

Merci Albane. Jeanne se porte l'air de rien ! et tout le petit monde est joyeux assez.

 

Dites-moi, vous en pensez quoi de ce charabia ? C'est une citation d'Homère ? C'est du jargon de conservateur de musée ? Du grec ancien ? Ou du français futur ?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je commence à me demander ce qu'elles contiennent, les amphores de Béatrice...

Je vous tiens au courant.

 

 amphore-dionysos

      C'était bien le dieu du vin, Dionysos ?

 


 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 07:00

Je crois bien que c'est la lecture des confessions de la blogueuse Sous les galets, et en particulier la troisième d'entre elles, qui m'a fait repenser à ces heures un peu trop nombreuses passées à apprendre à conduire. C'était il y a dix ans.

Ce qu'il y a de bien, c'est que ces douloureuses leçons, de nuit, dans les embouteillages parisiens, au volant d'une 207 blanche, ne m'ont pas appris qu'à conduire. Grâce à elles, il y a deux choses que j'ai découvertes :

  • les qualités du conducteur parisien qui est patient, aimable et compréhensif, jamais pressé et dont le langage châtié est des plus fleuri.
  • l'art de la pédagogie.Pour le premier point, je vous laisse faire deux ou trois tours de périphérique pour vérifier mon point de vue si vous ne le partagez pas déjà.

Concentrons-nous sur le deuxième point.

C'est un hommage vibrant et ému que je m'apprête à rendre à mon inoubliable moniteur d'auto-école. Certes, il m'a appris à allumer mon clignotant et à passer la marche arrière ; à me ranger en bataille et à m'insérer sur l'autoroute.

Mais, sur la longue route de la vie, tout cet apprentissage est peu de chose comparé au savoir suprême qu'il m'a transmis, par son seul exemple, en matière de pédagogie.

Nous avons tous un jour ou l'autre à faire preuve de pédagogie – vis-à-vis de nos enfants si nous en avons, de l'employée du guichet de la Sécurité Sociale ou de nos animaux de compagnie par exemple –, aussi j'ai pensé qu'un petit résumé, hélas non exhaustif tant la sagesse pédagogique de mon maître était complète, vous intéresserait.

 

Le bon pédagogue ne perd pas son temps en apprentissages idiots

Ce devait être ma troisième leçon de conduite (la première ayant été consacrée à remplir un questionnaire destiné à évaluer le nombre de leçons nécessaires pour obtenir mon permis, la seconde à apprendre à boucler ma ceinture et régler mon rétroviseur – et on se demande encore pourquoi passer son permis coûte si cher).

Mon moniteur m'emmène dans une rue déserte. Un poids-lourd est garé le long du trottoir, environ deux cents mètres plus loin.

« Tu vois le poids-lourd, Albane ? Alors ce que je te demande, c'est de démarrer en direction du camion, d'appuyer à fond sur l'accélérateur, et tu attends que je te le dise pour piler. Pas avant. D'accord ? »

J'ai foncé, j'ai pilé, et je me demande encore maintenant à quoi cela a servi.

 

Le bon pédagogue est progressif

Plusieurs dizaines de leçons plus tard, mon moniteur me trouve le niveau suffisant pour aborder le point culminant de la formation : le démarrage en côte.

« Tu vois cette toute petite rue en pente très très raide, à peine plus large que la voiture, qui tourne à peine deux mètres plus loin à angle droit dans une toute petite rue à peine plus large que la voiture ? Eh bien c'es ici que tu vas apprendre à faire un démarrage en côte. D'accord ? ».
Dix heures d'échecs et d'insuccès (toujours aussi rentables pour son auto-école). Toujours apprendre le plus difficile avant le plus facile, cela va de soi.
 

Le bon pédagogue est un fin psychologue

 

J'aurais certes dû manifester une rébellion plus conséquente à ses méthodes d'enseignements, dans les faits je me contentais d'arborer un visage de plus en plus fermé et hostile à chaque leçon.

« Ça va, Albane, j'ai l'impression que tu n'es pas en forme, tu as des problèmes en ce moment ? »

C'était déjà bien de sa part de s'être rendu compte de l'existence d'un léger malaise.

 

Le bon pédagogue est plein de tact

Quelques cours plus tard, mon moniteur se décide, sans me prévenir, à me faire rouler pour la première fois sur l'autoroute, et me demande de prendre la direction d’Évry.

« Ah ah ah, Albane ! J'ai vu, tu as pâli d'un coup en voyant Évry indiqué sur un panneau bleu ! Je t'ai vue ! Ah ah ah ! Tu es toute blanche !»

Je ne me souviens pas avoir trouvé cela très drôle.

 

Le bon pédagogue est encourageant

Deux ou trois cours avant la date prévue pour le passage de mon permis, mon excellent moniteur dresse le bilan de la leçon qui se termine :

« C'est bien, Albane, on voit que tu progresses, avant tu faisais tellement d'erreurs que je n'arrivais pas à les compter, aujourd'hui tu n'en a fait que six. »

Sur le coup je n'ai pas très bien compris s'il s'agissait vraiment d'un compliment.

 

auto-ecole

L'école de la vie...

 

Et vous, quels souvenirs d'auto-école ?

 

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 09:52

Vous le savez, hier dimanche nous fêtions la fête des mères.

Comme probablement toutes celles parmi les lectrices de ce blog qui ont des enfants, j'ai reçu plusieurs jolis cadeaux artisanaux, et écouté de charmants poèmes récités en mon honneur. J'en ai été très touchée.

Toutefois, depuis hier, l'une des poésies résonne sans fin dans mon esprit où elle a semé trouble et désarroi. Elle s'intitule :

SUPER MAMAN !

et dresse en quelques traits le portrait universel d'une mère accomplie. Pour vous expliquer mon malaise, j'ai décidé de le passer en revue avec vous et de compter le nombre de points sur lesquels je pense être en conformité avec le modèle de la Super Maman.

Je commence :

Maman farine dans la cuisine,

C'est peut-être un peu stéréotypé, mais je reconnais qu'il y a du vrai. Rien que ce week-end j'ai préparé deux pâtes brisées et une pizza.

Score : 1 point

Maman histoires quand vient le soir,

Ça se gâte déjà. Je ne lis jamais d'histoire à mes enfants avant de les envoyer au lit, le rituel du coucher se réduisant au strict minimum (pyjama-brossage de dents-lavage de mains) s'étale au bas mot sur une bonne demi-heure.

Score : 0 point

Maman bisous quand tout est doux,

Vous comprenez cette phrase ? Moi non. Quoi qu'il en soit il m'arrive effectivement d'embrasser mes enfants.

Score : point

Maman tambour les mauvais jours,

Sans être une spécialiste de l’exégèse du poème de fête des mères, je suppose que ce vers évoque avec tact les gronderies et réprimandes qu'une maman peut adresser à des enfants insuffisamment disciplinés. Je n'irai pas jusqu'à nier que les miens en méritent à l'occasion.

Score : point

Maman gâteaux pour les bobos,

Alors là, j'ai un doute. Je ne crois pas connaître beaucoup de mamans qui se précipitent à la cuisine (« Maman farine » etc...) à la moindre bosse ou égratignure de leur progéniture afin de préparer une pâtisserie maison. J'ai plutôt tendance à dégainer un pansement consolateur, plus rapide, sans cuisson, et plus efficace.

Score : 0 point

Maman championne de téléphone,

J'ai bien peur de ne pas être du tout au niveau... Je n'aime pas le téléphone et je téléphone très peu. Essayez de téléphoner avec quatre enfants dans les parages !

Score : 0 point

Maman régime et cours de gym,

C'est de pire en pire. Le seul régime que je connaisse, c'est le régime grossissant qu'affectionne mon beau-père. Quant aux cours de gym, je n'ai jamais eu de vœu plus cher que celui d'être dispensée à vie de cours de sport...

Score : 0 point

Ma maman à moi, tu es tout à la fois,

C'est l'heure du bilan :

Score de la maman parfaite ................................................................ 8 points

Mon score ......................................................................................... 3 points

Soit une note totale de 3/8.

Sans commentaire.

et je t'aime comme ça !

Vous comprendrez que, vu mon score, je me sente un peu mal à l'aise en écoutant cette tendre conclusion. Je n'ai pas l'impression qu'elle me soit destinée, j'ai peur de ne pas mériter ce compliment ni même l'affection de celui qui me l'adresse. J'ose à peine jeter un coup d’œil au joli cadeau qui m'a été offert, pénétrée du sentiment de mon indignité. Tout ce que je peux espérer, c'est gagner au moins un point d'ici l'année prochaine afin d'atteindre la moyenne !

 

zumba

Je n'ai plus qu'à me mettre à la zumba...

 

Et vous, votre fête des mères ?

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:00

Dans la vie il y a l'essentiel :

Répondre au téléphone, débarrasser la table, suspendre un tableau, envoyer une carte postale, trier des photos, faire de la monnaie, payer ses impôts, rédiger un CV, regarder les infos, faire une liste de courses, réussir son créneau, acheter une baguette, prendre le métro, nettoyer ses lunettes, envoyer un texto, ranger son armoire, regarder la météo, vider la bouilloire, dégivrer son frigo, saluer les voisins, enfiler un manteau, programmer son réveil, écosser les haricots, vider les poubelles, écrire un mémo, changer une ampoule, choisir un siège auto, ouvrir les volets, tirer les rideaux.

 

Et puis il y a l'accessoire :

 

 

accessoir barrette fille

Ou bien est-ce le contraire ?

 

 


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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 07:00

Dernièrement, nous avons eu envie de prendre la voiture pour nous promener quelque part.

- On pourrait aller à Fleury, ou bien à Beuvry, qu'est-ce que tu préfères ?
- Va pour Fleury, c'est plus joli, et puis on pourra se promener au parc floral.
- OK, on emporte le GPS.

En effet, en plus de nous équiper en matelas à langer, nous avons acquis il y a un peu plus d'un an un GPS. Il a marché deux fois, est tombé en panne, nous avons attendu onze mois pour le faire remplacer juste avant l'expiration de la garantie, et désormais nous disposons d'un équipement en parfait état de marche.

Aussitôt dit aussitôt fait – c'est à dire une heure et quart plus tard (le temps de préparer toute la troupe et de la faire rentrer dans le véhicule familial) – nous voici en route.

J'allume le GPS.

- C'est au Nord ou au Sud, Fleury ?
- Attends une seconde, j'interroge l'appareil.

Attente d'un signal GPS valide

Nous sortons de la résidence, parcourons la rue, arrivons à l'embranchement.

Attente d'un signal GPS valide

 - Ça y est ?
- Attends, attends, il se connecte.
- Mais je vais où, en attendant ? A droite ou à gauche ?

Attente d'un signal GPS valide

Les panneaux indicatifs ne nous renseignent pas. Je lis la première direction qui se présente.

- Au pire, tant pis, on peut aller en centre-ville...
- Non mais franchement, on aurait dû regarder une... une... une...
- Une quoi ?
- Tu sais, c'est comme un GPS mais c'est en papier et ça ne parle pas, une...
- Une carte routière ?
- Oui, c'est ça, une carte routière.

Attente d'un signal GPS valide

Nous nous garons sur la première place disponible guettant la connexion du GPS.

Calcul du trajet...

 - Faites demi-tour dès que possible, puis prenez à gauche.
- Enfin ! Bon, c'est au Nord.
- D'accord. Mais pourquoi il me dit de passer par là ? Je vais plutôt prendre la rocade.
- C'est bien la peine d'avoir un GPS pour ne pas le suivre...
- Faites demi-tour dès que possible, puis prenez à gauche.
- Faites demi-tour dès que possible, puis prenez à gauche.
- Faites demi-tour dès que possible, puis prenez à gauche.
- Faites demi-tour dès que possible, faites demi-tour...
- Taisez-vous les enfants, vous n'êtes pas obligés de répéter.
- Continuez tout droit pendant deux cents mètres, continue la voix automatique, qui finit par s'avouer vaincue.

Je coupe le son. Nous commençons à nous détendre, et les enfants à regarder le paysage.

- Oh regardez la voiture rouge, c'est Flash Mac Queen ! On va la dépasser !

Les kilomètres défilent.

Arrivée dans trente-cinq minutes

Je me laisse bercer par le mouvement de la voiture. Deux enfants sur quatre sont endormis. Tout à coup un cri d'angoisse me fait sursauter :

- Bon-sang ! Il est déchargé. Il est en train de se mettre en veille ! Il faut le brancher sur l'allume-cigare !

Mise en veille dans 9 secondes

Mise en veille dans 8 secondes

Vite, je me précipite sur la boîte à gants. J'ai le câble, j'attrape la prise.

Mise en veille dans 7 secondes

Mise en veille dans 6 secondes

J'ai le cœur qui bat à toute allure, des sueurs froides et des tremblements.

Mise en veille dans 5 secondes

 - S'il s'éteint, le temps qu'on le rallume nous serons déjà arrivés...
- Déjà perdus tu veux dire !

Mise en veille dans 3 secondes

 - Ça y est !

GPS en charge

Je pousse un soupir de soulagement, me détends et ramasse le contenu de la boîte à gants éparpillé à mes pieds dans la précipitation.

La route est dégagée, nous roulons rapidement.

Arrivée dans cinq minutes

- Ah, voilà Fleury ! Tu reconnais ?
- Oui, bon, alors le parc floral, c'est par où ?

Arrivée dans trois minutes

- Oh non ! C'est pas vrai...
- Quoi ? Il s'est éteint ? Il est déchargé ? Il a perdu le signal GPS ?
- Non ! Je me souviens maintenant... le parc floral, ce n'est pas ici !
- Hein ?
- ... C'est à Beuvry !

 

 

gps

GPS : la route sans stress

 

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  • : Les extraordinaires banalites d'Albane
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  • : La trentaine, mariée, des enfants, une vie tout à fait banale en somme. Sauf que, aussi banale soit elle, la vie nous réserve toujours de pittoresques surprises. Une conversation, une gaffe, une confidence, une rencontre, une anecdote... ce sont ces faits saillants de la vie de tous les jours que je me décide à mettre par écrit.
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