Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 23:30

Vous aviez apprécié il y a quelques mois les sorties spontanées et audacieuses d'Aymeric, un ami de l'un de mes fils, âgé de cinq ans, que j'avais invité à goûter, et vous vous souvenez peut-être de son papa dont il avait avoué que ce dernier, militaire de profession, lui distribuait des raclées (PAF !) en cas de nécessité pédagogique.

J'ai reçu de nouveau Aymeric à la maison, pour le plus grand plaisir de mon fils. Tandis qu'ils étaient attablés autour du déjeuner, j'ai posé l'air de rien quelques questions à notre invité afin de satisfaire ma curiosité, et avec l'arrière-pensée de satisfaire aussi celle de mes lecteurs.

- Ton papa est-il toujours aussi sévère ?

- Non, il est beaucoup plus calme maintenant, depuis qu'il a fait des épreuves.

- Des épreuves ?

- Oui, il devait courir très vite, puis sauter dans l'eau, et ensuite attraper une corde et plonger tout au fond de l'eau pour récupérer un objet.

Elle est là, surement, la parade à la violence éducative ! Une compétition de triathlon, ou un simple parcours du combattant, et vous reviendrez, Messieurs (Mesdames aussi, il n'y a pas de raison), remplis d'une patience à toute... épreuve vis à vis de vos enfants.

Attendez un peu toutefois avant de vous inscrire à Koh Lanta, car la méthode me parait avoir ses failles, ou peut-être ne constitue-t-elle qu'un transfert des pulsions agressives paternelles vers d'autres victimes parfaitement innocentes. En effet, lorsque mes enfants ont raconté à Aymeric la palpitante histoire de l'araignée qui se baladait l'autre jour dans notre baignoire, leur invité leur a répondu la chose suivante :

- Chez moi aussi, il y avait une araignée dans la baignoire, mais mon papa l'a tuée : il l'a écrabouillée avec son rasoir électrique.

 

parcours-du-combattant.jpg

A mon avis, il faut refaire un petit tour...

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 23:55

Vous l’avez sans doute remarqué, et certains d’entre vous ont même eu la gentillesse de s’en inquiéter, il s’est passé beaucoup de temps entre mon dernier billet de décembre 2013 et ma première publication de 2014.

 

Je l’avoue, j’ai commencé par me trouver très occupée par diverses activités de la plus haute importance : choix de la recette de ma bûche de Noël, roulage de truffes en chocolat, confection de bûche de Noël, ouverture de calendriers de l’avent, dissimulation de cadeaux dans toute la maison, dégustation de truffes en chocolat et de bûche de Noël, montage de 36 jouets playmobil et 25 légo, etc.

 

Et puis, un jour, le 30 décembre très exactement, une infusion digestive bien chaude dans une tasse à côté de moi, j’ai décidé de renouer avec la blogosphère trop longtemps délaissée, m’apprêtant à laisser courir mes doigts encore couverts de poudre de cacao sur le clavier de mon ordinateur – celui-là même sur lequel j’ai créé ce blog, rédigé tous mes billets, découvert vos commentaires, lu vos propre articles, fait votre connaissance, prévu des rencontres avec certains d’entre vous, celui-là même qui me sert de fenêtre sur la blogosphère, de lien virtuel entre vous et moi, réceptacle de mes divagations et de mes confessions, vaisseau fidèle qui me mène de blog en blog, messager diligent de vos réactions et de vos écritures…

 

Plouf.

 

Peut-être était-ce une façon de manifester ma solidarité vis-à-vis des régions sinistrées et inondées suite aux intempéries de la fin de l’année, toujours est-il que par un mouvement un peu trop brusque j’ai renversé quelques gouttes de réglisse-menthe sur les touches usées par des heures de dactylographie.

 

Je n’ai pas compris de suite l’ampleur des dégâts. J’ai dégainé cet autre objet précieux de ma vie 100% réelle, cette fois, à savoir un rouleau d’essuie-tout, j’ai absorbé les gouttes d’eau, avalé mon infusion et je me suis installée face à l’écran.

 

Une page blanche s’est ouverte. Les doigts positionnés sur les touches, j’ai commencé à écrire un titre, mais certaines lettres ne se sont pas affichées. J’ai appuyé de nouveau sans succès. Et puis j’ai compris : l’inondation du clavier avait causé des dommages sérieux. A vrai dire la moitié des touches ne répondaient plus, ou bien elles affichaient une autre lettre que celle que je cherchais à taper, ou encore elles affichaient la même lettre en une centaine d’exemplaires jusqu’à ce que j’exerce une nouvelle pression.

J’ai jeté un coup d’œil à mon mari qui, depuis le canapé où il écrivait sur son propre ordinateur, n’avait rien remarqué à mon désarroi. Préférant confier ma détresse à l’indulgence de Google plutôt qu’à mon époux, je m’empressais d’interroger le moteur de recherche, sauf qu’au lieu de taper « eau renversée sur clavier », j’obtenais un résultat du genre :

 

« eahhhhhhhhhhhhhhhh ioueliuh oih ymo hyusmoihhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh hh »

 

Ce à quoi même Google ne peut apporter de réponse précise.

 

A force d’ingéniosité, je suis enfin parvenue, en copiant les lettres une à une depuis un document texte, à apprendre qu’un clavier inondé était le plus souvent perdu, et que mon ordinateur risquait même de s’éteindre sans jamais se rallumer, qu’il fallait le faire sécher pendant plusieurs heures à l’envers au dessus d’un sachet de riz et réciter des incantations diverses dans l’espoir irréaliste de récupérer l’intégralité de ses fonctions.

 

J’ai éteint l’ordinateur, je l’ai mis à l’envers (sans le riz) et j’ai attendu.

 

Quelques heures après, je l’ai rallumé. Le clavier ne fonctionnait guère mieux.

 

Avec cette intuition qui ne se dément jamais lorsqu’il s’agit d’êtres tendrement chéris, j’avais déjà compris que le clavier ne se remettrait jamais et que notre ordinateur, privé de l’un de ses appendices les plus essentiels, était bon à terminer sa vie dans une déchetterie quelconque.

 

A ce moment-là, mon mari ayant remarqué que l’ordinateur avait passé plusieurs heures à l’envers, je lui avais raconté ma maladresse sans toutefois lui faire part de l’étendue des risques encourus par la machine.

 

Il était temps d’annoncer la mauvaise nouvelle, ce que j’ai fait avec la plus grande habileté diplomatique, comme vous pourrez le constater :

« Tu te souviens que nous avions parlé d’acheter un nouvel ordinateur ? C’est vrai qu’il a presque six ans. Et puis la batterie ne fonctionne plus, le lecteur de DVD est mort depuis quatre ans, quand au disque dur il est presque saturé. (En plus, malheureusement, l’inondation du clavier a mis ce dernier hors d’usage). Finalement, je me demande si ce n’est pas un petit coup de pouce du destin pour nous aider à renouveler notre équipement informatique. D’ailleurs c’est quelque chose qui arrive souvent, souviens-toi de cet ami qui, quand nous étions étudiants, avait arrosé son ordinateur du résultat le plus « viscéral » de sa gueule de bois de lendemain de fête. Tout compte fait, je trouve que nous nous en sortons très bien. D’ailleurs j’ai repéré un modèle d’ordinateur qui me parait parfait… »

 

Si l’ordinateur sinistré avait été neuf, je reconnais que la nouvelle aurait été plus désagréable à entendre et le « petit coup de pouce » du destin un peu moins sympathique.

 

Toujours est-il que je me retrouvais dans l’impossibilité de rédiger un quelconque billet. Le fait même de poster un commentaire sur l’un de vos blogs me demandait à peu près quarante-cinq minutes d’efforts, au prix d’une crampe du bras droit crispé sur la souris balayant le clavier virtuel de Windows, clavier virtuel que je ne peux plus voir en peinture (ni en pixels).

 

Un ordinateur portable m’a été fort heureusement et très généreusement prêté, et chaque jour je m’extasie devant son clavier en parfait état de marche (Incroyable, le T fonctionne ! Et le E ! Et le G !) en attendant impatiemment la livraison du nouvel appareil…

 

Autant vous dire que je vais arroser ça !

 

Continuous-Infusion_web.jpg

Désormais, je bloguerai sous perfusion

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 07:30

Lors de la rencontre de blogueurs dont je vous avais fait le compte-rendu en octobre dernier, Stiop, Ginger et moi-même avions évoqué le projet d’un défi d’écriture à relever entre blogueurs. Avais-je abusé de la boisson ou était-ce l’heure tardive, toujours est-il que j’ai accepté, sans méfiance, et avec enthousiasme, l’idée soulevée.

« Je vous envoie très vite un thème à traiter sur vos blogs », nous a promis Ginger avant que nous nous séparions. 

Quelques jours plus tard, je recevais le thème en question dans un mail envoyé par Ginger elle-même. Que n’ai-je regretté alors de m’être engagée si vite, rompant avec ma traditionnelle ligne de conduite : « La meilleure façon de tenir ses promesses, c’est de ne pas en faire ». Vous comprendrez mon désarroi lorsque vous aurez pris connaissance du sujet à traiter (avec délai imposé à respecter impérativement, merci Ginger) :

« L’endocrâne est-il mathématisable ? »

(en fait vous le saviez déjà, c’était le titre de l’article (pour ceux qui suivent))

J’ai commencé par laisser passer le temps, plusieurs jours, plusieurs semaines, en attente de la lueur d’inspiration salvatrice. J’ai eu beau m’appliquer consciencieusement à ne rien faire, rien n’est venu à mon esprit. C’est alors que j’ai commencé à m’inquiéter, et à me gratter le crâne, espérant – en vain – que ce mouvement de friction réveillerait justement les ressources des profondeurs de mon endocrâne.

Les pensées qui me venaient alors à l’esprit me paraissaient tellement creuses que je me suis alors demandé si, vraiment, je possédais un endocrâne, ce qui éventuellement aurait constitué un motif de dispense pour l’exercice commandé par Ginger, mais à défaut de pouvoir passer une IRM dans les temps je ne pouvais en apporter la preuve.

J’avais abandonné la lutte, et, en proie au découragement et à la honte, j’étais sur le point de renoncer, de fermer mon blog, mon compte facebook, et de disparaître virtuellement de la blogosphère, quand j’ai ressenti soudain une profonde envie de dormir. Je ne l’avais pas encore compris, mais c’était mon endocrâne qui, enfin, décidait de se réveiller, et de s’exprimer par le langage des rêves.

Je sombrais dans un sommeil profond.

Vous avez tous, comme moi, des rêves récurrents, je le suppose. Des rêves où par exemple vous avez un train à prendre dans très exactement trois minutes, alors que vous habitez à une heure de la gare, que vous avez raté votre bus, que vous n’avez pas bouclé votre valise, que celle-ci, en outre, est introuvable, comme votre billet de train d’ailleurs, et que vous êtes encore en pyjama ou, à la rigueur, en maillot de bain.

Ce n’est pas ce genre de rêve que j’ai fait, mais un autre rêve récurrent tout aussi pénible qui hante mes nuits depuis plus de dix ans, plus précisément depuis que j’ai passé certains concours durant mes études.

Dans ce rêve, il est vingt-deux heures environ, et je me rends compte soudainement que, justement le lendemain matin, j’ai un examen à passer. Un examen de mathématiques portant sur un sujet aussi emballant que, par exemple, «La topologie des fractions rationnelles dans un ensemble complexe muni d’une loi commutative à élément neutre » ou bien « Les équations différentielles à coordonnées polaires et intégrales multiples en algèbre bi-linéaire ». Bien évidemment, je n’ai pas commencé la moindre révision. Il me reste deux heures pour absorber environ 78 pages de théorèmes, démonstrations et corollaires divers avant de plancher sur les 246 questions du sujet (« Vous avez deux heures, calculatrices interdites ! »)

Autant vous dire que le réveil m’a apporté, comme à chaque fois, un soulagement intense. Je me suis retrouvée dans ma familière existence extraordinairement banale, où les problèmes à résoudre se trouvent enfin à ma portée, comme par exemple : « A quelle heure faire démarrer une lessive de 90 minutes pour avoir le temps de l’étendre avant la sortie de l’école à 11h30 ? » ou bien « Si un poulet cuit en vingt minutes par livre, combien de temps pour un poulet de 1,5 kg ? ».

Et tandis que je lançais ma lessive dans les temps (et sans calculatrice !), j’ai eu le flash, celui que j’attendais depuis que j’avais reçu le défi de Ginger.

Oui, l’endocrâne est bel et bien mathématisable.

Du moins, à l’évidence, fourmillant comme il est de problèmes (insolubles), d’équations (non résolues), d’hypothèses (mal posées) et de théorèmes (incomplets) n’attendant que le repos du sommeil pour se manifester dans toute la froideur de leur terrible abstraction à mon esprit :

Mon endocrâne est fortement mathématisé.

Hélas.

Je ne sais si cette prise de conscience m’aidera à coexister en paix avec cette partie arithmétique et algébrique de mon esprit, toujours est-il que le défi lancé par Ginger m’aura permis d’approfondir la connaissance que j’ai de moi-même, et pour cela je ne la remercierai jamais assez.

 

maths.jpg

Fais de beaux rêves, Albane…

 

Bon, et maintenant, qui veut participer au prochain défi ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 08:57

2013 est derrière nous… terminée, envolée, achevée ! Et il fallait s’y attendre, car depuis trois cent soixante cinq jours nous la savions condamnée comme les autres... Mais elle s’est évanouie, sans mélancolie, dans le reflet doré d’une flûte de champagne, dans le jaillissement d’une bulle éclatant à la surface du breuvage précieux, au moment même où 2014 naissait, légère et aérienne, comme ces autres bulles brillantes s'élevant chargées de promesses et d’arômes, mystérieusement suscitées le long des parois de cristal.

 

2014 est là et je viens vous souhaiter, chers lecteurs, une excellente année, légère et enivrante, dorée et pétillante, un millésime inoubliable, équilibré et bien frappé, à l’amertume maîtrisée, à l’acidité discrète, et dont le bouquet riche et parfumé vous laissera de grands souvenirs.

 

Et puisque je suis à peu près la dernière à vous exprimer mes vœux, je me permets de reprendre ceux de blogueurs amis - pardonnez-moi de ne pouvoir tous vous citer -, vous souhaitant, comme Stiop, une année pleine de rencontres et d’amitié, comme Alphonsine, une année où les difficultés, comme les paniers de linge sale, sauront disparaître comme par enchantement, comme Ginger, une année où vos proches reconnaîtront enfin votre valeur intrinsèque (et surtout esthétique), et, comme Galéa, une année à la hauteur des loosers heureux et fiers que nous sommes tous, du moins en puissance !

 

J’ajouterai que je vous souhaite à tous une année suffisamment lumineuse et légère pour qu’elle n’occulte pas toutes les extraordinaires raisons que la vie nous donne de nous réjouir et de nous émerveiller.

 

L’une de ces joies en 2014 sera pour moi, bien entendu, de vous lire, amis, blogueurs et commentateurs, pendant les douze mois qui viennent.

 

Bonne année 2014 !

 

 

champagne.jpg

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 09:07

Samedi soir nous avions des invités, dont une amie, Rose-Marie, dont je ne connaissais encore le mari que de vue. J'avais bien une légère appréhension, dont j'avais fait part à mon mari : « Je pense que nous allons passer une bonne soirée. Je crains seulement que Charles ne soit un peu mufle ».

Mon appréhension s'est révélée assez fondée, Charles s'est révélé fidèle à l'image qu'il m'avait laissée. Petit aperçu (pour votre gouverne) :

Le goujat arrive chez vous (après tout le monde), avec sa femme et un casque à la main, pour bien vous faire savoir qu'il est venu en scooter (alors qu'il habite à 300 mètres).

Le goujat ne vous connait ni d'Eve ni d'Adam mais il se sent tout de suite à l'aise chez vous (trop à l'aise).

Le goujat rit très fort (à ses propres plaisanteries, souvent grasses).

Le goujat a parfois les pieds qui le démangent, alors il enlève ses chaussures et se gratte les orteils.

Le goujat étale ses jambes sous la table si bien que vous ne pouvez plus bouger les vôtres.

Le goujat se sert lui-même en vin mais ne termine pas son assiette.

Le goujat vous fait habilement savoir qu'il est à la tête d'une entreprise de 100 personnes et que le mois dernier il a « fait » 180 millions.

Le goujat porte un jean troué (il n'a peut-être « fait » que 60 millions en novembre) et vous fait vous sentir soudainement atrocement endimanché.

Le goujat détourne toute la conversation pour discuter avec d'autres invités de tierces personnes inconnues de ses hôtes.

Le goujat consulte son téléphone tout au long de la soirée.

Le goujat vous demande de but en blanc « T'as quel âge, toi ? ».

Le goujat parle très fort mais sa femme, qu'avant de le rencontrer, vous connaissiez plutôt bavarde, se tait. Il a l'air jovial et épanoui alors que sa femme a les traits tirés accusés par le maquillage appliqué pour l'occasion.

 

Vous en connaissez, vous, des goujats ?

Bouquet.jpg

Le goujat, au moins, nous a apporté de jolies fleurs
(mais je soupçonne sa femme de les avoir choisies)

 

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:12

J'avoue que je ne croyais plus tellement à son existence. Je me chargeais même à sa place de choisir des cadeaux pour mes enfants et pour mes proches – c'est dire si je ne me faisais plus d'illusion. Ce n'est pas faute d'avoir aimé petite cette légende merveilleuse, d'autant que s'il pouvait m'aider parfois à trouver de bonnes idées pour certains de mes proches, cela me faciliterait le travail (un petit coup de main pour réaliser les emballages des cadeaux ne serait pas de refus non plus, d'ailleurs s'il est trop occupé j'accepterais volontiers qu'il m'envoie un de ses gentils petits lutins pour m'aider).

Bref, le Père Noël n'existe pas, je me suis fait une raison, et, à défaut d'endosser son costume et sa hotte, je le remplace chaque nuit de Noël en déposant les présents soigneusement emballés par mes soins autour des chaussures de mes enfants.

Toutes mes certitudes pourtant se sont effondrées, en l'espace d'une minute, hier soir. Et si la non-existence du Père Noël n'était qu'un mensonge ? Une légende que l'on raconte aux adultes pour leur faire croire que la vie est dure, exigeante, pénible, que rien de bon ne leur arrive sans effort ? Une punition pour leur orgueil originel et leurs penchants désordonnés ? Un châtiment pour sanctionner leur suffisance et leur scepticisme de grandes personnes ?

Hier soir, donc, en consultant mon téléphone, j'ai trouvé un message sur mon répondeur.

« Bonjour, la boutique Hermès a Bordeaux, je vous appelle pour vous prévenir que votre montre est prête et que nous la mettons de côté à votre nom. »

Je ne vois que le Père Noël pour expliquer que la boutique Hermès de Bordeaux, où je n'ai jamais mis les pieds, ait obtenu mon nom et mon numéro de téléphone. De plus, je n'ai jamais inscrit de montre Hermès sur ma liste de cadeaux, ce qui prouve bien que c'est le Père Noël lui-même qui a choisi (car, comme je l'explique moi-même à mes enfants, si le Père Noël ne leur offre pas tout ce qu'ils ont demandé, c'est parce qu'il sait mieux qu'eux ce qui leur convient).

D'ailleurs, à la réflexion, rien ne me conviendrait mieux cette année qu'une jolie montre Hermès.

Le seul ennui, c'est que j'habite à plusieurs centaines de kilomètres de Bordeaux. Mais je pense que le Père Noël m'enverra bientôt des billets de train dans ma boîte aux lettres. A moins qu'il ne dépêche un de ses lutins en Gironde pour me rapporter mon cadeau (et m'aider à emballer les miens par la même occasion)...

montre-hermes.jpg

Je pense que c'est celle-ci, vous ne la trouvez pas jolie ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 23:59

Le départ est donné, nous sommes prêts. Les pneus neige sont posés, les paires de bottes fourrées commandées, les gants, bonnets, moufles et écharpes ont quitté les placards depuis un moment déjà, les radiateurs chauffent ; le soir un bon châle trouve sa place sur les épaules et une boisson fumante sur la table basse du salon.

Derrière les rideaux rouges la nuit se fait de plus en plus longue et le matin en partant les stores sont encore baissés. Nous soignons déjà les premiers rhumes et les premières angines, la voiture dort à l'intérieur et souvent un frisson nous secoue quand nous mettons le pied dehors, que l'humidité nous transperce et que notre souffle se condense, épaississant la brume environnante.

Le ciel bas est souvent gris, et quand il blanchit on se prend à guetter la neige. L'horizon décoloré se perd dans le brouillard ou dans la nuit, seules les feuilles mortes voltigeant encore à terre apportent une touche de couleur – mais déjà le vent les emporte.

Et l'on compte les jours... L'hiver n'a pas commencé encore, l'été est si loin pourtant, et le printemps... autant relever son col et baisser la tête sous la bise.

Toutefois, dans la grisaille, dans la pénombre et la froidure, une lueur s'allume, si ténue et si faible, mais sa flamme nous réchauffe et relevant la tête nous fixons fermement sur elle le regard, impatients de la voir grandir, puisant dans son scintillement encore fragile le courage qui nous manque, et sentant naître, avec l'espoir lumineux qui dissipera la nuit, la brillante certitude que pour tout après, il faut un avent.

 

lumiere-de-Noel.JPG

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 15:44

L'avantage, quand vous rencontrez une situation telle que celle de perdre un enfant (pendant vingt minutes), c'est que par la suite, vous voyez avec davantage de recul les menus incidents qui émaillent votre vie quotidienne, et vous trouvez, par exemple, que finalement il n'est pas si dramatique que votre cadet ait égaré son sac de goûter (fait main) ou que votre aîné ait perdu son sac de billes et tout son précieux contenu.

Justement, hier après midi, ce dernier, de retour à la maison, me montre son manteau d'hiver maculé d'une drôle de tache marron, positionnée juste sur la poche, et dont je devine l'origine en respirant son parfum caractéristique : une des nombreuses crottes de chiens qui ponctuent agréablement notre chemin de la maison à l'école. Comment a-t-elle pu se retrouver là, sur la poche droite, je l'ignore, la faute sans doute au traîné-de-manteau-par-terre-dans-l'entrée, art dans lequel mes enfants sont passés maîtres.

Je m'en vais frotter la tache dans la salle de bain ; cela tombe bien, en général, comme beaucoup de mères de famille, je n'ai guère d'occupation précise entre 17 et 20 heures.

Je commence par vider la poche en question, retirant les gants qui y sont rangés et je commence mon entreprise de nettoyage. Un cliquetis se fait entendre. Pourtant la poche est bien vide, je le vérifie. Mais le bruit se reproduit. J'avise alors, derrière l'ouverture principale, une discrète fermeture éclair que je m'empresse d'ouvrir, découvrant une poche secrète d'où j'extirpe le fameux sac de billes perdu par mon fils depuis déjà deux mois.

Vous imaginez la joie de ce dernier.

Comme quoi, s'il est bien connu que marcher dedans porte chance, je suis convaincue que se rouler dedans peut, plus encore, apporter le bonheur. A condition de prévoir une bonne éponge.

 

trefle-a-quatre-feuilles.jpg

Tandis que se rouler dans un champ de trèfles à quatre feuilles, c'est plus rare

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 07:00

Je ne prétends pas que mes enfants soient exceptionnels (comme tout parent, je dois me défendre contre cette idée fausse hélas trop naturelle), mais, l'autre soir, en l'espace de quelques heures, mon fils aîné est devenu le héros de l'école.

Comme pour tous les héros, cela lui est tombé dessus malgré lui, plutôt comme une malédiction que comme un privilège, dans la douleur et dans les larmes, dans la solitude et l'affliction, un peu comme quand Superman découvre qu'il vient de la planète Krypton et qu'il ne sera jamais semblable aux autres hommes, ou quand Peter Parker se fait piquer par l'araignée mutante qui le transformera en Spiderman.

Pourtant, quelle gloire dès le lendemain dans son école ! Pas de Une tapageuse au Daily Planet ou au journal de 20 heures, mais le récit s'est propagé comme une traînée de poudre dans la petite école que fréquentent mes enfants. « C'est vrai ce qu'il a fait Xxxx ? » m'a demandé, pleine d'admiration, la jeune Aglaé qui pourtant n'a peur de rien ni de personne. La grand-mère qui, à côté de moi, venait chercher ses enfants, a failli s'évanouir d'effroi quand elle a entendu ma réponse affirmative et m'a lancé un regard horrifié. « J'ai appris ce qui s'est passé hier pour ton fils ! » se sont exclamées aussi une dizaine de mamans de ma connaissances, informées par leurs propres enfants. Quant aux enseignants et au personnel de l'école, beaucoup m'ont demandé des détails sur l'événement, et la directrice elle-même est venue dans la classe de mon fils aîné pour en faire le commentaire officiel.

L'héroïsme est toujours mal compris et mal jugé. L'opprobre tombe sur le héros dont le comportement admirable, mais incontrôlable, suscite la peur et l'inquiétude. Moi-même, en tant que mère, je préfèrerais qu'un tel épisode reste isolé, et des mesures ont été prises dans l'école pour qu'il ne se répète pas. Les parents prennent soin de tenir leur progéniture par la main ou sous leur regard, avec plus de vigilance qu'auparavant. Dans le regard de la directrice, à la porte de l'école, à l'heure de la sortie des classes, je note comme une lueur inquiète qui me rappelle le visage figé d'anxiété que le comportement de mon fils avait causé le soir de ses exploits.

Tout s'était passé en moins de temps qu'il n'en faut à Spiderman pour bondir d'un gratte-ciel à un autre. J'étais en train de discuter, l'espace de deux minutes, avec une amie, dans la cour de l'école, quand j'ai réalisé que mon fils aîné, âgé de six ans, avait disparu. Je l'ai cherché des yeux dans la cour, puis dans les bâtiments (il n'avait pas pu sortir puisque la directrice veille à ce que les enfants ne quittent pas l'école seuls) puis dans la cour à nouveau, puis dans sa classe (et quand bien même la directrice l'aurait laissé sortir, il ne lui serait pas venu à l'esprit de rentrer seul à la maison) puis aux toilettes des CP, puis à l'étude, puis dans la cour encore. J'ai alerté la directrice, les parents que je voyais encore dans l'école, les enseignants, nous avons refait le tour de l'école. Quinze minutes étaient passées et il restait introuvable.

La directrice a pris sa voiture pour quadriller le quartier, je suis rentrée en direction de la maison, franchissant au pas de course les six cents mètres qui la séparent de l'école, traversant l'immense boulevard où les voitures roulent à soixante à l'heure, les rues passantes et les couloirs de bus, parcourant les ruelles étroites et désertes qui mènent à notre résidence et où tant de choses pourraient arriver à un enfant perdu et seul. 

Je suis arrivée à la maison. Mon fils y était arrivé quelques minutes avant moi. En larmes et le cœur battant, m'ayant perdue de vue dans la cour de l'école, ayant échappé au contrôle de la directrice à la porte de l'établissement, persuadé que j'étais rentrée sans l'attendre (ce qui m'arrive rarement, je vous assure) – mais s'arrêtant aux feux, traversant aux passages piétons et arrivant finalement, sans encombre, au domicile familial.

Les plus grands événements sombrent dans l'oubli et celui-ci ne manque pas à la règle. Mon fils a repris sa place à côté de moi sur le chemin de l'école où il obéit docilement à mes injonctions, et plus personne ne songe à évoquer la soirée où il est rentré seul à la maison.

Une seule personne, pourtant, en subira, je crois, les effets collatéraux jusqu'au début du mois de juillet : mon fils cadet, dont la maîtresse, échaudée par l'histoire de son frère aîné, lui répète chaque jour, et plusieurs fois par jour, qu'il ne doit surtout pas partir sans sa maman.

Après tout, ces choses-là sont peut-être génétiques...

 

super héros

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article
15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:00

Ce qui est bien quand on tient un blog, c'est qu'on se fait des amis, des amis qui viennent de loin pourtant, que vous n'avez jamais vus, mais qui n'hésitent pas à téléphoner en vous disant « je passe près de chez toi, tu m'offres le café ? », qui portent des noms compliqués qui vous rappellent vos cours de français et qui vous rappellent aussi que vous avez un peu oublié ce que c'est qu'une Anacoluthe (alors qu'une blogueuse qui s'appellerait oxymore, en revanche, il se trouve que par hasard je me souviens encore de ce que cela veut dire), avec qui vous parlez de vos enfants et de vos blogs, de leur naissance, de leur croissance et des projets que vous formez pour eux (vos enfants et vos blogs).

Et puis il y a des blogueurs que vous n'avez pas encore rencontrés, mais avec qui vous communiquez depuis quelques temps par commentaires interposés et par mails, et qui finissent par devenir des amis, des amis dont vous aimez avoir des nouvelles – de leurs vacances, de leur déménagement et de leur famille –, des amis qui réciproquement ont la gentillesse de s'intéresser aux menus événements de votre vie.

Parmi ceux-là, il y a Alphonsine. Alphonsine a eu récemment un geste qui m'a beaucoup touchée, une pensée pour moi au beau milieu de ses courses utilitaires dans un magasin de bricolage, où, lâchant son caddie plein de transformateurs électriques helvètes et d'appareils à fondue, elle est allée jusqu'à prendre des photos qu'elle m'a adressées ultérieurement par mail, sachant combien le sujet me tient à cœur. Admirez :

aout-2013-022.JPG

Imaginez mon émotion...

aout-2013-023.JPG

Bucolique et montagnarde, la préférée d'Alphonsine

 

Tout le charme de la blogosphère est là : de belles rencontres et... d'inoubliables découvertes !

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Repost 0
Published by Albane - dans Toutes
commenter cet article

Qui Suis-Je ?

  • : Les extraordinaires banalites d'Albane
  • Les extraordinaires banalites d'Albane
  • : La trentaine, mariée, des enfants, une vie tout à fait banale en somme. Sauf que, aussi banale soit elle, la vie nous réserve toujours de pittoresques surprises. Une conversation, une gaffe, une confidence, une rencontre, une anecdote... ce sont ces faits saillants de la vie de tous les jours que je me décide à mettre par écrit.
  • Contact

...et sur Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton

Catégories